‹ Ma vocation socialeChapitre 79 sur 103 · IX. il. l'i LERIN iGE DE LIES · texte numérisé non relu

IX. il. l'i LERIN iGE DE LIES

et je vois qif en cette année lHT.'î, après les vifs débats, omité décida que l'( Euvre tout entière s'abstiendrait de participer au congres de l'Union des œuvres ouvrières qui devait se tenir à Nantes, [/expérience de Poitiers nous avait suffi.

Ce sont les petits côtés du mouvement qui nous emportait. La création des comités et des cercles, la formation d'une année catholique hiérarchisée et disciplinée, demeuraient l^s objets de notre travail acharné, l'idée qui nous passionnait par-dessus tout .

Un grand élan commençait à entraîner vers les sanctuaires illustres les catholiques, avides de prières, d'espérance et de foi. Le pèlerinage de Paray-le-Monial avait eu un retentissement particulier; de nombreux membres de l'Assemblée nationale y avaient assisté ; la dévotion au Sacré-Cœur, ranimée parle magnifique épisode du combat de Loigny et par le Vœu national, dont basilique de Montmartre al lait être la splendide réalition, s'y était affirmée avec éclat. Les lieux consacrés la Mèrede Dieu n'étaient pas moins fréquentés ; Lourdes tirait surtout des foules toujours grossissantes. Nous ne pouvions rester étrangers à ce mouvement général : occasion s'y rencontrait pour nous de mettre à l'épreuve force de notre organisation.

Le comité décida que l'Œuvre aurait son pèlerinage spécial. René de La Tour-du-Pin, dontla résidence familiale, le château d'Arrancy, était dans le département de l'Aisne, proposa d'en tixer le but à Xotre-Dame-de- Liesse, sanctuaire alors très peu connu, illustre cependant pur ses origines et son histoire, et situé à peu de <iiManee de Laon, près du bourg de Coucy-les-Eppes. Sa merveilleuse Légende nous charma.

En l'an 1134, trois cbevaliers de Saint-Jean-de-Jéruialem, venus en Terre-Sainte du pays laminais, avaient

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d'une dure captivité, don! i;i lin leur fut , sa

«•change de Leur apostasie. Comm<

eensiblei aux menace Qi . Il

belle Ismérie, ! >our se

garder de ses charmes, leschevalit

La princesse voulul savoir qui était la reine n

dont ils parlaient en chantant ses Ions

portant elle-même un morceau «Je bois brut

ciseaux de sculpteur, elle les pria de faire une ;

leur protectrice, s'engageant. si elle la voya

donner son cœur et sa foi. Ils promirent de la satisf

Aucun d'eux ne savait sculpter, mais. ;

fiance, ils implorèrent le secours de !

Comme ils s'étaient endormis en priant. • vers le milieu de la nuit, dit la légende pieuse, la ^loi- Vierge Marie introduisit auprès d'eux, par le minides anges, son image rayonnante de piété et scu par miracle. » Les chevaliers, à leur réveil, tombèrent en extase devant le céleste chef-d'œuvre, et, lorsque au matin ismérie revint à la prison, elle les trouva, dans le cachot éblouissant de lumière, agenouillés et ra •

Emerveillée, hors d'elle-même, la princesse s'écria : « .le crois, je suis chrétienne ». Et, dit un vieux chroniqueur, prosternés avec elle aux pieds de la miraculeuse image :

Les chevaliers, alors, dépouillés de tu- L'honorèrent du beau nom de reine de Lie- A raison de la joie épandue en leurs cœurs.

Ismérie emporta la statue. Mais une voix parlait à son àme : « Tu délivreras les trois chevaliers que j'aime; par toi mon nom deviendra célèbre, et la terre des Francs sera enrichie d'un trésor sans prix

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