‹ Ma vocation socialeChapitre 84 sur 103 · MA \(« * | I · texte numérisé non relu

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cliantc pour servir de cadre à la fête qui se préparait.

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et ces transports lyriques ; je veux vous faire pa-

toutes mes émotions, et je m'abandonne, f

pris, aux élans de ferveur qui me soulèvent en

Songez que tout à l'heure deux mille ouv;

allaient parcourir ces bois silencieux, et d I n'était

pas permis aux serviteurs de notre Œuvre bien-aimée

d'être transportés d'enthousiasme au matin dune par

journée !. ..

« Mais l'heure presse; il faut franchir rapidement le reste du chemin. A la gare, Langalerie atout prép les voitures sont disposées dans la cour, portant les noms des divers contin.. les mesures sont prises

pour assurer l'ordre et, au loin sur la voie, un train est déjà signalé : c'est le train du Nord! Le voici .'... 11 s'arrête, et aussitôt le débarquement commence. Pas un cru

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pas un mouvement précipité! les hommes descendent silencieusement sur le quai et s'y forment en bataille : tous ont sur la poitrine la croix rouge des pèlerins, et l'emblème de notre Œuvre. Les bannières se lèvent une à une. Voici les trois cercles de Lille, et pour la première fois nous saluons notre drapeau; le cercle de Roubaix vient îiprèseux; puis les bannières d'Aire-sur-lu-Lys et de Béthune déployant nos insignes avec les couleurs locales; puis encore les associations ouvrières de Saint- Quentin, portant fièrement les images de leurs saints patrons. Maubeuge, Arias et Laon complètent le nombre des contingents. Tous ont leur physionomie propre, mais aussi leurs traits communs, et ces ligures d'ouvriers, simples et mâles, portent l'expression de la foi robuste et du devoir accompli. Béthune se distingue par son bataillon de mineurs ; l'appareil inusité de leur labeur quotidien prête à leurs visages sympathiques un attrait particulier. Parseval est à leur tête, et son regard illuminé dit assez quelle récompense reçoit aujourd'hui son cœur de soldat.

c< Le mouvement est commencé : les auxiliaires des directeurs courent à Liesse pour reconnaître l'emplacement de leur troupe; les voyageurs fatigués, inscrits à l'avance, montent dans les voitures réservées, et le gros des pèlerins s'écoule rapidement; en un clin d'oeil la voie est débarrassée, et les contingents du Nord s'échelonnent sur la route, chacun avec sa bannière, en attendant le reste de la colonne.

a Mais voici le deuxième train qui s'arrête en siHlant. C'est Paris, avec ses sept cents ouvriers! Déjà Martin, désigné comme auxiliaire, saute en voiture ; Aymar est dans mes bras; je vous disais bien qu'il ne manquerait pas à l'heure du rendez-vous. Puis, au risque de perdre un moment, je veux embrasser au passage notre vieil amif ; j'ai besoin de lui dire que tout va bien et que

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