Ms., 1598, fol. 55 r», col
cxx Préface.
CeU l'entent, tous li stns li frémi; Pensive fu, U cuers li amorti ' .
Mais il serait aussi superflu que fastidieux de pousser plus loin ces rapprochements. J'ai assez montré comment en usaient les éditeurs italiens de nos anciens poèmes à l'égard des textes qu'ils avaient sous les yeux. J'ai assez mis en évidence le double but qu'ils se proposaient en les altérant. J'ai assez fait voir et expliqué la barbarie de leur langage.
Cette barbarie, notons-le bien, n est pas toujours et panout la même. Flic varie d'abord de poème à poème; clic varie ensuite, à ne considérer qu'un texte, de tirade à tirade, de vers à vers; et pourquoi dans les deux cas? Dans le premier, cela tient au degré d'ignorance des )ongleurs italiens: dans le second , au degré de difficulté que leur offraient les diverses parties d'un même poème.
Plus on est ignorant, plus on suppose que les autres le sont , et plus on est enclin à traduire, à commenter, à gloser Médiocre inconvénient, quand les textes ^ont respectés; mais ici traduction, commentaire ou glose se produisaient non à côté du texte, mais à ses dépens, et le transformaient pour l'expliquer. En second lieu, un même texte n'est pas partout aussi dif-
fK*'-' ' ■"• '' ' ne foisonne pas également en
ici : donc naturellement sur les
points les plus obscurs que se portera l'effort du commentateur. De là les différences que je viens de signaler, et qu'il m'importait de faire remarquer.