‹ Macaire; chanson de gesteChapitre 81 sur 91 · I . Vers faux. Il faut lire, selon moi · texte numérisé non relu

I . Vers faux. Il faut lire, selon moi

Richiers li emperere le règne a à baillier, Certes, il m'engendra , etc.

« Or m'en i fors pitée par dit de losengier ,

« Par les maus traïtors cui Diex doinst encombrier !

o Les parcns Cuenclon, que Dieu n'orcnl ains chier.»»

Histoire du Lévrier d'Aubri de Mondidier

RACONTÉE par GaCE DE LA BUIGNE.

Se on disoit que chiens de France Ne sont pas de si grant vaillance Comme les chiens dont i'ay parlé , Qui sont d'eslrange pays né , Je monstreray bien le contraire ; Car je n'ouys oncques retrairc De chien nulle si grant merveille Comme du lévrier d'Aubery De Montdidier, pour voir le dy.

L'histoire trop longue seroit Qui toute la recileroit ; Aussi est elle aux paroiz paincte :

Pour ce la scaivent des gens mainte. Si vous diray par briefz mots Ce que myeulx en fait au propos.

Ledit Aubery chevauchoit.

Avec lui son lévrier menoit , Tant qu'il vint au bois de Bondis, A trois lieuves près de Paris.

. Li convint qu'il éust à faire ; Car ung hom de mauvaise affaire, Qui Macairc csloil appelle ,

Appendice. ^13

Si Taconsuivy tout armé ,

Et le tua mauvaisement

Sans qu'il y eust defiement.

Mais ûuant le chien vit qu'estoit mors,

Tout de fueilles couvrit le corps.

Là se tint jusqu'à l'endemain ,

Et adonques lui print la fain.

A la court du roy s'enfuy ,

Où il avoit esté nourry

Avecques Aubery son maistre,

Qui en la court avoit bon estre ;

Car il y estoit moult aymé.

Le chien a Macaire trouvé

Séant à la table du roy ;

Car estoit hom de grant arroy ,

Et avoit grant auctorité

Envers la royal majesté.

Si l'aperceut ens emmy l'heure,

Pour le mordre lui courut seure ,

Si que tantost l'eust affolé.

Se illecq n'eussent esté

Les escuiers qui là trenchoient

Devant les seigneurs qu'i estoient (i),

Qui le reboutterent arrière ,

Si regardèrent la manière

Que le lévrier ung pain happa

Sur la table, qu'il emporta

Tout droit à son maistre Aubery,

Qui gisoit mort au bois fueilly.

Et l'endemain, et le tiers jour ,

Le lévrier fit icellui tour

En venant quérir à manger ,

Aussi pour son maistre venger,

Car là oiî il trouva Macaire

Toudis lui voulut il mal faire.

A la bouche Aubery mectoit

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