V., par exemple, Oltml, p. 2j, v
Por la foiae que je ai à guier.
Notes. 367
HuoN DE Bordeaux, p. 114:
Et tous iciaus que tu as à guier.
P. 67, V. 19 : chalengier. V. ci-dessus la note sur le vers 20 de la p. 51.
S'Auberis fust fervestus et armés.
HuoN DE Bordeaux, p. 149 :
Car, se je fusse fervestus et armés.
Et brandist l'anste où ot bon fer d'acier.
J'emprunte ce dernier hémistiche au poëme de Gaydon :
La hanste prent où ot bon fer d'acier. (P. 95,v. 6.) P. 69, V. 5 :
Et Auberis n'ot fors le branc d'acier.
Huon de Bordeaux dit, en employant le même tour :
Et je n'avoie fors m'espée trençant.
(P-3 5.) P. 69, V. 8 : hom desarmés — ou desgarnis. Huon de Bordeaux, p. 23, v. 12 :
Tu es armés et je su! desgarnis.
P. 69, V. 9 : armés et haubergiés.
Gaydon, p. 34 :
Est il encor armez ne haubergiez ?
P. 71, V. 2 : selve.
Raoul de Cambrai, p. 93 :
Ybert estoit leiz la selve foHlie.
P. 71, V. 2 et 8 : herbor. Je n'en connais pas d'exemple, mais il se justifie par l'analogie de tenebror.
568 Mac A IRE.
Il s< resgarde enw'non et cntor.
GaYDON, p. 297 :
Moult 4e regarde et avant et arrier.
Qu'as tables erent li baron asegié.
On pourrait lire aussi :
Qu'as tables erent assis li chevalier ;
le sens resterait le même. Asseoir et asegier sont deux formes différentes, mais leur valeur est identique. On disait indifféremment, par exemple, asseoir une ville ou Vassieger.
Sevoz au Mans me volez asseoir.
Aval les tables s'alereni assegier.
Fait le message devant lui assegier.
[Idem, p. 264, y. 1 5 et 17.)
P. 73, v. 13 : assis au disner, pour éviter une répétition.
HuoN DE Bordeaux, p. 167 :
Li amiraus ert assis au disner.
Et en la char forment l'a entamé ou empirié.
Mais en la char ne le pot empirier.
[Gaydon, p. 224.)
pour entamer. Voyez Gaydon, p. 123; Fierabras, p. 37 ; Huon de Bordeaux, p. 1 37.
P. 73, V. 18 : Savoie en vait.
Aliscans, p. 202 :
Va a voie, desvez
Notes. ^69
P. 7$, V. 2 : qui sa plaie ont bcndé. HuoN DE Bordeaux , p. 28 ; bandés moi ma plaie.
P. 7 ^ , V. 1 9 : enmalolé (emmaillotté) ; on disait aussi simplement mallolé. (Voyez celte forme dans la Chevalerie Vivien, ms. de Boulogne-sur-Mer, fol. 129 vo, col. 2 , et enmalolé dans Panse la Duchesse , 2^ édit., p. 27.)
P. 75, V. 25 ; degrans caps lefiert.
Notre compilateur italien, qui aimait les rimes riches, aura sans doute reculé devant celle-ci.
P. 77, V. 20 : por les. IL iex do u front. J'ajoute deux au texte italien. Rien de si commun que cette façon de parler ;
Andui li œil 11 sunt el chief larme,
[Aspremont, ms. fr. 2495, fol. loi r^».) P. 79, V. I :
Es chevaus montent qui miex miex à tenson.
On lit un vers à peu près identique dans Renaut de Montauban (I, 86) :
Qui ainz ainz, qui mielz mielz, montèrent à tençon.
C'est fort probablement la locution qu'avait sous les yeux le compilateur italien et qu'il a rendue par celle-ci : qui tôt meio poon.
On pourrait lire encore , comme dans Caydon (p. 282):
Es chevax montent, par fiere contenson.
P. 79, V. 3 : n'i font demorison {Ogierj II, 401). P. 79, V. 5 :
Dont flairors ist dou mort à grant fuison.
V., pour flairors, Raynouard , Lexique roman , sous ce mot. Le verbe issir, en provençal comme en français, se joignait à ce substantif.
P. 79, V. 10 : plorison {Ogier, II, 508). On peut , si l'on veut , rapporter ici ce vers de Huon de Bordeaux (p. 298) :
El quant le voient, grant duel démené ont.
Hé ! gentis rois, ci a grant encombrier.
Sans la rime, on pourrait suivre de plus près le texte de Venise en reproduisant ce vers d'Ogicr (t. I, p. 22) :
Drois cmpercre, grant damage i avons ;
et même, en accommodant ce vers aux exigences de la rime, on pourrait lire :
Drois emperere, grant damage i avés.
Mais le tour que j'emploie est plus fréquent encore et rend la même idée.
Raoul de Cambrai , p. 44, 124, 1 50 :
Biax fix, dist elle, ci a grant destorhier.
Biax niés, dist il, ci a maie raison.
Dist l'uns à l'autre : « Ci a bel chevalier. »
P. 79, v. 21 : cobrer (texte italien pier, pigliare) se disait des personnes comme des choses.
Parise la Duchesse, 2^ édit., p. 21 :
Et li escuier saillent à l'cvcsque cobrer.
HuoN DE Bordeaux, p. 110:
Le hanap prist, a M. mains Ta conbri.
P. 81, V. 8 : ^ui moult flairent souef {ou soui).
Plus soué flairent que baumes dcstcnpré.
[Huon de Dordeaux^p. 147.)
P. 81, V. I j : Quant fu en terre. {QuanHo fo seveli.) Raoul de Cambrai, p. 126:
Tant que ces niés soit dedeoi terre mis.
P. 81, V. 19 et 20 :
A tote gent quant je foi demander La mort Aubri.
Demander la mort , c'est-à-dire demander compte de la mort.
La mort mon père Fernagu te demant.
{Otinel, préface, p. VIII. j
P. 83, V. 2 : Vez moi tôt prest (V. Gaydon, p. 19, V. 6)