‹ Macaire chanson de geste publiée d'après le manuscrit unique de Venise, avec un essai de restitution en regardChapitre 11 sur 118 · Paris, Barba, 1814. broch. in · texte numérisé non relu

Paris, Barba, 1814. broch. in

2. Succès durable, car la pièce resta au répertoire jusqu’en 18$ f. On la joua presque sans interruption pendant vingt • et un ans, et en 18) 1 notamment on ne trouvait rien de plus intéressant à donner au public en un jour de représentation gratuite.

Elle a été reprise il y a onze ans, le 30 avril 1 8 $ 3 , toujours sur le même théâtre. Parmi les pièces détachées conservées à la Bibliothèque impériale , se trouve une feuille volante déposée à cette époque, et intitulée : Notice sur le fait historique qui a donni lieu à la pièce du chien de Montargis.

Cette reprise donna lieu a un article de journal ayant pour titre : Les animaux dramatiques, et signé Charles Richomme. (Journal des Dames , mai 18 j 3.) J’y puise les renseignements ci après , que j’ai pu vérifier, et même compléter. Dans le mélodrame de Guilbert de Pixerécourt figurait un chien (le chien d’Aubri) , auquel l’auteur avait donné le nom de Dragon. Ce rôle fut créé dans l’origine par un caniche nommé Vendredi, appartenant à l’un des administrateurs du théâtre de la Gaîté. Parmi ses successeurs on cite avec éloge Catulle , qui avait été dressé par un artiste du même théâtre et qui recevait 5 fr. de feux par représentation. Enfin, en 1853, Miro, qui s’était déjà fait connaître avantageusement dans fa Bergère des Alpes, trouva dans la reprise du Chien de Montargis l’occasion de nouveaux succès.

P RÉFACE.

Ivj

Un Album du département du Loiret publié en 1 827 (') renferme l’histoire sommaire du château de Montargis, et, bien entendu, la mention de la cheminée au-dessus de laquelle se voyait la peinture faite sous Charles VIII. Cette date est exactement indiquée d’après Androuet du Cerceau ; mais pour ce qui est du combat, on ne sait comment l’auteur, homme sérieux, s’est avisé d’annoncer qu’il allait raconter « ce fait si souvent embelli et dénaturé, en suivant les versions de Belleforest , d’Expilly et de Scaliger , » pour s’éloigner ensuite de ces versions autant qu’il le pouvait. Exemple :

« Un soldat de l’armée de Charles VIII , « nommé Macaire, rencontra dans la forêt de « Bondi un marchand appelé Mondidier, accom- « pagné de son chien , et l’assassina. »

Soldat, Charles VIII, marchand, Mondidier! autant de nouveautés qui ne se rencontrent que dans V Album du Loiret. Un autre album publié en 1830, et composé de gravures pour servir à l’histoire de France d’Anquetil (1 2), en contient une avec cette légende : « Singulier duel qui eut lieu l’an 1371, par ordre du Roi, entre le chevalier Macaire et le chien dit de Montargis ( dessin de l’époque\ » C’est une mauvaise réduction de l’estampe ae Montfaucon , reproduite ici on ne sait pourquoi, puisque le chien de Montargis n’est pas même nommé par Anquetil.

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