Édition Fayot. Paris, Hocquart, i8jo
Préf ace.
Ivij
En 1 834, le Magasin Pittoresque, à ses débuts, n’oublia pas le chien de Montargis (*). Il respecta le récit de Vulson de la Colombiere, et le reproduisit après Montfaucon; mais la gravure que cet auteur a donnée dans ses Monuments de la monarchie françoise lui parut « empreinte du goût de la Renaissance..,. Les costumes sont en partie romains » (proposition bien difficile à établir). En conséquence, il en publia une nouvelle avec costumes au XIVe siècle, et cette gravure a eu beaucoup de succès à Montargis (1 * 3). L’auteur de la notice n’ignorait pas que le chien de Montargis avait été considéré comme un animal fabuleux, et il a jugé prudent de le dire; mais quoi! « il n’est rien au monde, ajoute-t-il, dont l’existence n’ait été contestée au moins une fois.» Sa conclusion est celle-ci : « Inventée ou réelle, l’anecdote est curieuse* »
A la bonne heure! le lecteur est averti. Mais que dire de la biographie ci-après , annexée en 1835 à la Description historique et pittoresque du département de la Somme , par MM. H. Dusevel et P. A. Scribe (J) ?
« Aubry de Montdidier, ainsi appelé du lieu « de sa naissance, était un chevalier plein de « courage et fort aimé de Charles V, qui lui avait