‹ Macaire chanson de geste publiée d'après le manuscrit unique de Venise, avec un essai de restitution en regardChapitre 118 sur 118 · V. encore Gaydon, p · texte numérisé non relu

V. encore Gaydon, p

P. iji, v. 4:

Se il la fa it par jugement mener.

Huon de Bordeaux, p.69, v. 1 :

Et ne le veut par jugement mener.

Notes.

Mais la roïne qui la nori souef.

Cette expression , que je substitue à celle du texte de Venise : qt l’avoit elevi , revient souvent dans nos chansons de geste, et notamment dans Huon de Bordeaux :

A nostre mere qui souef nous nori.

A la ducoise qui Pot nouri souef.

Car vostre pere me nori bien soé.

GAYDON, p. 26 :

Je voz norri, petit anfant, soef.

Chis savoit de sa dame le cuer et le penser.

{Charles le Chauve , ms. La Val., 49.)

P. 1 5 1, v. ti :

Bien conois cele qu’en mon ventre ai porté ;

ou , si l’on veut : en mes flans, comme dans ces vers de Panse la Duchesse (p. 37, 39, 2* édit.) :

Ne la mere ausimant que à ses flans t’a porté.

Et conoistrai la mere qu’en ses flans m’a porté.

P. 1 $ 1, v. 13 : Nés por tôt l’or de Di.

Pour tout l’or de Dieu , c’est-à-dire pour tout l’or du monde. On pourrait lire aussi : Nés por trestot l’or Di. Mais à l’époque où fut composé notre poème , tantôt on supprimait, tantôt on exprimait la préposition :

Por tout l’or Dieu n’aroit il garison.

( Raoul de Cambrai, p. 1 1 j.)

Mal fait li rois, quant la blasme, et pechié.

Màcaire.

Gaydon, p. 3 s :

« Sire vassal, mal faites et pechié,

« Quant vos le duc blasmez ne laidengiez. »

S’ele gehist, mar fu ses gens cors nés 1 Huon de Bordeaux, p. 9$ :

Se ne volés à son gent cors parler.

P. 153, v. 8 : pesme renoié, cri , du texte de Venise , est sans doute là pour hlritïquc , qui en vieux français était hcregc ou ènte.

P. 153, v. 22 : dolercuse vengeance.

Si avérés un dolerous loier.

[Montage Rainouart, ms. de Boulognesur-Mer, fol. 1 81 r°, col. 2.)

P. j $4, v. 1 6 et 17 ;

On lit ces deux vers ainsi dans le manuscrit. Il y manque évidemment un verbe (je suis allé) pour en compléter le sens.

Bien ert Kallon vos mesages contés.

ALlSCANS,p. 72, v. 25 :

Au roi sera mes mesages contés.

Congé demande et si s’en tome arier.

Huon de Bordeaux, p. 72, v. 24 :

Dont s’en torna s’a congié demandé.

P. 159, v. 13 : Jcrusalan , ou Jerusalant , comme dans ce vers d ’Asprcmont :

Et Moydas qui tint Jerusalant.

(Ms. fir. 249J, fol. 9} r«.)

Notes.

P. 1 59, v. 2 1 : hom de conseil plus grant.

Aspremont, ms. La Val. 123, fol. 1 r°, col. 1 : Karle apparut qu’il iert de conseil grant. *

Qui en vos se fie, bien puet estre certains.

J’ai à peine besoin de dire que qui en ne doit former qu’une syllabe . Les exemples de ce genre abondent, et ce serait vouloir renchérir sur les meilleurs trouvères que de ne pas s’en autoriser.

En vos auroit éu boins chapelains.

Ce tour est très-fréquent dans nos anciens poèmes : En Rocou) ot mervillous chevalier.

(Raoul de Cambrai , p. 114.)

P. 161, v. 6 : Ce dut li dus Naimon.

Il faudrait Naimes, je le sais, mais je sais aussi que la chanson de Roland elle-même contient des licences de ce genre.

P. 16 1, y. ic) : por en faire son bon, locution bien connue, et particulièrement employée quand il s’agit de désirs amoureux.

P. 16 1, v. 21 : desevroison. ( Gui de Bourgogne , p. 30.)

P. 163, v. 3 : entresi que. ( Fierabras , p. 51, etc.)

L’emperéor et dire et conter.

Je maintiens cette locution si fréquente et dire et conter , en dépit de l’hiatus, qui ne fausse point le vers, selon moi, ainsi que je l’ai déjà dit ci-dessus (note sur le vers 23 de la page 7). Rien ne serait plus facile d’ailleurs que de substituer ici au mot conter le mot

Macaire.

deviser qui le remplace parfois, comme dans cet exemple :

* Mais tant vos voit et dire et dévisser.

( Loquiferne , ms. fr. 1448, fol. 293 r°, col 2.)

P. 163 , v. 14 et suiv.

Ici le bon duc Naimes, donnant un conseil à l’empereur, lui dit : Voici ce que je ferais ; puis il fait parler l’empereur lui-même sans que la transition soit indiquée.

Et s’amendise vuet d’ele demander.

Raoul de Cambrai, p. 120 :

Por Vamendise poi avoir maint destrier.

P. 167, v. 7 : entroblier.

Huon de Bordeaux, p. 18s :

Ses prisonniers n’a mie entroublii.

P. 169, v. 4 : Sel prent à apeler.

Je pouvais lire comme au texte : Si li rcspont arier; mais arier termine encore le vers suivant.

P. 173, v. 8 : roion. ( Gui de Bourgogne , p. 30.) P. 173, v. 18 :

Chacie l’ot corn on fait le larron; ou , si l’on veut :

Banie l'ot à guise de larron.

P. 173, v. 19 : Sore li mist. Il lui mit sus, il lui imputa, il la chargea de.

Gaydon, p. jo :

Mit m’avez sore que je fiz la puison.

d’Arabe.

de l’or d’Arage, (d’Arabie) ou

... el bon destrier d’Arrabe.

(Jourdain de Blaives, Ms. fr. 860, fol. 1 16 r°, col 2.)

Notes.

P. 179, v. 9 et 10 : J’emploie la forme de salutation la plus fréquente :

Cil Damediex qui le mont estora Saut la contesce et ciax que amés a.

( Raoul de Cambrai , p. 11.)

Cil Damedieus qui tout a à jugier Il saut et gart Pevesque droiturier.

Costantinoble qui tient et tôt l’onor.

C’est ici une forme très-usitée au moyen âge : 11 tint Aufrike et tôt le régné grant.

(Ogier, II, 398.)

Et de Huon, le nobile guerrier.

Qui tint Bourdele et le grant iretier.

(Huon de Bordeaux , p. 2.)

Dex les confonde, l’aitismes criator.

A qui me rappellerait que criator est la forme du régime, je répondrais en invoquant l’exemple de plusieurs trouvères, et notamment de l’auteur ae Gaydon : Si m’ait Dex, li verais cria tors.

Criators avec une s , pour voiler la faute apparemment. Mieux vaut, je crois, la laisser paraître que d’y ajouter encore par cette addition malencontreuse.

Dolor en ai et mautalent et ire.

Il n’est pas rare de voir cette finale ire à la rime dans des tirades en ie. Exemple :

Amont l’en dresce par moult grant druerie ,

Si li pardonne son mautalent et s 'ire.

{Gaydon, p. 326.)

596 Mac ai re.

Et plus bas , même page :

Gaydon appelle, si li a prins à dire :

« Gaydes, oiax sire, nel me celés vos mie.

P. 195, v. 6 : Blancheflor (texte italien : Blançiflon ). Les trouvères faisaient parfois fléchir, pour les accommoder aux besoins de la rime, les désinences des noms communs et même des noms propres. C’est ainsi que l’auteur de Gaydon appelle une fois son héros Gaydier; mais celui de Macaire n’était pas obligé ici de modifier le nom de Blancheflor, les mots en or étant parfaitement admis dans les tirades en on. C’est donc le compilateur italien qui a imaginé la forme Blançiflon.

P. 195 : v. 1$ : paoniers. V. DuCange, v° Pedo.

P. 199, v. 5 : prodon. 11 faudrait prodomme; mais les licences de ce genre se trouvent dans les meilleurs textes.

P. 199, v. 9 : Ains qu'il soit esclairil. ( Huon de Bordeaux , p. 165.)

P. 199 , v. 12 : demainne tref , la tente impériale. Cel demainne tref. ( Gaydon , p. 3, v. 11.) On disait au même sens : maistre tref , tref maior.

Et Kallemaines fu en son tref maior.

( Aspremont , ms.fr. 2495, fol. 102 r°.)

Cil de Maience font moult à resoingnier.

Gaydon, p. 167 :

Cil emperere fait moult à resoingnier.

P. 201, v. 8 et 22 :

Fors cel roi qui Constantinoble tient.

Cil dou roi cui Constantinoble apent

Notes. $97

Ces deux vers sont mal coupés, je l’avoue, mais on en trouverait aisément de pareils dans nos meilleurs poèmes. Exemple :

Par qui est toute créature vivant.

Dans le second vers, Costantinoblc devrait prendre IV, signe du sujet; mais cet s disparaissait souvent pour obéir aux exigences de la mesure.

P. 202, v. to :

Le personnage nommé Flonadent prend plus bas (v. 20) et plus loin (p. 206 et suiv.) le nom de Floriamont. Je n’ai pas cru devoir lui conserver ces deux noms, je me suis arrêté au premier.

A grant merveille fu li Griés orguiilos.

Li Grils ? le Grec, le chevalier grec. Je m’autorise, pour le désigner ainsi, du passage où Alberic de Trois- Fontaines a résumé ce poème.

Donc oïssiés des cous moult grant tabor.

Tabor au sens de bruit, de tapage. On le trouve parfois ainsi employé , par exemple dans ce vers du poème d’Alixandre :

Dusc’ à l’aube aparant Ior dura ds tabors.

(P. 287, éd. Michelant.)

P. 205, v. 10 : dou chief btos.

Roman d’Alixandrc, p. 270 : dcl ceval te fait bious.

Com s’éussiés esté une s’amie; tour analogue à celui-ci :

Je lor ai mort un lor prochain parent.

(Raoul de Cambrai, p. 336.)

P. 2i i , v. 1 1 ! li pardoner vostre ire. ( Gaydon , p. 326.)

Se tôt premier n’en ai vengance prise.

Ce dernier mot est très-admissible en rime dans une tirade en ie.

P. 212, v. 27 : l’inperer Cleramon.

C’est la seule fois que l’auteur désigne par son nom l’empereur de Constantinople. Il s’appelait Richer dans la seconde version analysée par Alberic de Trois-Fontaines.

En moi n’avés chevalier, ains garçon.

J’ai dû substituer garçon au mot poltron du texte italien. Je ne retrouve pas ce mot dans nos chansons de geste, mais bien celui par lequel je le remplace. Dans le poème de Renaut de Montauban , par exemple, le père des quatre fils si connus leur dit :

• N’estes pas chevalier, anceis estes garçon.

( Renaut de Montauban, 1. 1, p. 142, recueil des Anciens Poètes.)

P. 21 3, v. 7 : galon, du texte de Venise, est purement italien (gallone , flanc, côté). On peut lui substituer le mot français giron, et lire :

Mais se vos plaist de me ceindre au giron

Le branc d’acier.

Ogier, II, 541 :

Puis trait Cortain qui li pent au giron.

P. 213, v. 17 : Si m'avoia. Avoier s’employait au même sens que convoier. Voyez Raoul de Cambrai, p. 257.

Qu’en lui rois Kalies aura mau compaignon.

Notes.

Voici un tour identique :

Cil chevals a en vos mal compaignon.

( Aspremont , ms. fr. 2495, fol. LL2 v°.)

Quant Varochers se vist si atorner.

Cf. aydon , p. 226, v. 2^.

P. 219, v. îj : en rccoi, belement.

Aspremont, ms. fr. 2495, fol. loi v° :

Dist l’uns à l’autre coiement, en rtcoi.

P. 2 1 9? v. : par delez un pendant; locution tirée textuellement de Raoul de Cambrai, p. 1 38.

P. 219 , v. 20 : le trait à un arpent. On disait beaucoup mieux : le trait à un archer, — le trait à un bongon (ou bouzon). Voyez, par exemple , Gaydon, p. §1^ et Ogier, II, 543. La meilleure leçon ici serait peut-être celle qu'on peut tirer du vers ciaprès : .

La terre en crosle environ un arpent.

P t m v A \ ln tomiant ( somigliante ), le sem-

P. 22j, v. 19 : s’en est errant tornis.

Huon de Bordeaux, p. rjj : errant s’en torne.

P. 2 2 s » v. $ : en ot des iex lermi.

Aspremont, ms. La Val. 123, fol. 3 r°, col. 2 :

Savez quel chose li fait les iaulz lermer ?

P. 225, v. 8 : à nul fuer (à aucun prix).

Sî favaîs reproduit littéralement le texte italien , le mot tens se serait trouvé répété dans deux vers consécutifs.

P. 225 , v. 2û: les escus bouclés, ou bouclers. Cet

[Gaydon, p. 113.)

400 Macaire.

adjectif désigne la boucle oui faisait saillie au centre de l’écu. Boucler ou bouclier , employé substantivement, remplace le mot icu.

P. 227, v. 12 : Si est remese.

Amis et Amiles, ms. fr. B60, fol. 109 v°, col. 2 :

Remese fuisse , jel vos di sans fausser...

P. 229, v. 2 : ne viels ne jones hon.

Est Agolans ou viels ou jones hon ?

(Aspremont, ms. fr. 249$, fol. 71 v°.)

P. 229, v. 6 : en Dieu criant.

Puis ne vi homme qui fust en Dieu créant.

( Huon de Bordeaux, p. 89.)

L’un mort sor l’autre verser et trebuchier.

Ce vers se retrouve textuellement dans presque toutes les chansons de geste, et par exemple dans Amis et Amiles , ms. fr. 860, fol. 94 v°, col. 2,

L’aubers fu bon, que nel pot empirer.

Le texte italien porte daner [ damnare , endommager), que l’on peut conserver si l’on veut :

Ja par nulle arme ne fust le jor dampnie.

{Gaydon, p. 33, v. 4.)

mais ce mot était d’un usage rare; empirer est l’expression usitée en pareil cas.

P. 233, v. 1 1 : Me le resanle. ( Huon de Bordeaux , p. 81.)

Chier li ferai à mon branc comperer.

On disait fort bien : chier H vendrai; mais aussi bien et aussi souvent : chier li ferai comperer ou achater.

Notes. * 401

[Que flors et pieres en fait jus craventer.]

Je supplée ce vers, omis sans doute par le compilateur, et qui se retrouve textuellement dans presque tous les récits de combats.

P. 235, v. 1 : raviser. ( Huon de Bordeaux, p. 131.)

P. 237, v. 27 : Qu’il espenisse le mesfait.

Desor paiens là t’espenéiras.

( Aspremont , Ms. fr. 2493, fol. 8$ v°.)

P. 239, v. 3 : ma vie aler querant, ou mieux peutêtre : m’en aler mendiant.

P. 239, v. 18 : entrencontri. ( Gaydon , p. 46, v. 4.)

P. 239, v. 19 : Naimes et Isorès. Je substitue le nom bien connu a ’îsorls à celui de Salatri qui reparaît au vers suivant.

De deus vassals, sol à sol, en un pré.

Otinel, p. 8 et 9 :

Mès car alons le matin en ces prez,

Tout seul à seul.

P. 245, v. 4 : d’aler ou champ . V. Huon de Bordeaux, p. 50, v. 34, et 51, v. 1.

P. 245 , v. 12: Qui la fera ? — Faire la bataille est une locution habituelle. Voir cette expression à la page 244, vers 4 , où je l’ai rejetée parce qu’elle ne s'adaptait pas à la mesure du vers.

Par foi, dist ele, vos estes fos provés.

On peut lire aussi : vos estes forsenès, en restant Macaire. 26

402 Macaire.

plus près du texte ; mais l’autre leçon est peut-être plus fréquente :

Dist l’amirés : « Te sire estfos provés. >»

{Huon de Bordeaux, p. 172.)

P. 251, v. 8 : emperiel pour emperial , comme roiel pour roial , mel pour mal , etc.

P. 251, v. 14 : totevoie. Locution qui a le même sens que toutefois , sans avoir la même origine.

Por Varocher est en grant sospeçon.

Gaydon, p. 292 :

Moult ai esté por voz en souzpeçon.

Et le bon branc a ceint au lez selonc ;

ou encore :

Le branc a ceint au senestre giron.

P. 2 5 3 , v. 2 ! : et or cuit cl mangons. Gaydon, p. 293 :

Chargié un mul d’or fin et de mangons.

Sire emperere de France et de Loon.

Je lis Loon (Laon), et non Lion ou Lyon, comme au texte de Venise. .Un Italien devait mieux connaître Lyon que Laon, et de là la substitution que je suppose.

Gaydon, p. 5 5 :

Rois cuidai iestre de France et de Loon.

P. 255, v. 21 : au lez senestre en son.

Cette expression en son est souvent employée d’une manière purement explétive. Voir les exemples

Notes. 403

cités par M. Gachet dans son glossaire, au mot son. Quoi qu’il en soit, mieux vaut lire peut-être :

Ceinte a Courtain au senestre giron.

P. 2 57, v. 4 : ne se contint pas mu , locution tirée textuellement de la chanson d’Aspremont (ms. fr. 2495)-

P. 257, v. 19 : entreferu.

Otinel, p. 41 : s'entrefierent.

Vers sarrasins s’en vont iréemant.

( Aspremont , ms. fr. 2495, fol. 106 v».)

P. 265 , v. [6 : l’a faire tôt entier. Affaire , comme l’on sait, était du genre masculin.

P. 265 , v. 17 : de chief'en chief. V. Raynouard, Lexique, au mot Cap, II, 318, col. 2.

Et vers ma fille esploitié laidement.

Je n’ai pas dû répéter loiaument ou desloiaument dans trois vers successifs, comme au texte de Venise ; j’ai remplacé, ici desloiaument par laidement , comme m’y autorisait ce vers de Gaydon (p. 175) :

Emprisonner ne Fait fait laidement.

Ad un fil d’or sa crigne vait nouant,

ou encore : ses crins vait acesmant. (Cf. Gui de Nanteuil , p. 24.)

P. 279, v. 19 : aclin vos erent. V. Raynouard, Lexique, au mot aclis.

P. 287, v. $ : poon. C’est la forme la plus fréquente du mot paon. Elle est à ce mot ce que sooler est à saoler.

P. 287, v. ii : dansillon. ( Gaydon , p. 235.)

P. 289, v. 1 1 : Sa mere Blanchefier.

J’ai usé ici d’une licence analogue à celle dont je trouve un exemple dans le poème de Gaydon. L’auteur, pour le besoin de la rime, a fait une fois fléchir le nom de son héros en Gaydier (p. 272).

P. 289, v. 20 : Si me li lut parler (mihi licuit).

P. 289, v. 22 : longues (longtemps).

Gaydon, p. 120, 168 :

Ne puet longues durer, — se longues vit.

P. 291, v. 7 : Kallemaines li ber. Voyez cette expression ci-apres, p. 307, dans la seconde version de notre poème.

P. 291, v. 14: acorde. (Raoul de Cambrai , p. 222.)

P. 291, v. 22 : le trait à un bouzon; c’est-à-dire que les deux empereurs s’avancèrent chacun à la portée du trait nommé bouzon , en avant de leur camp.

P. 295, v. n : entr’eus tienent content. (Cf. Gaydon, p. 218.)

On pourrait lire aussi : entr’eus est li contens (ils discutent les conditions de la paix).

Ou encore :

De la pais faire entr’eus vont porparlant.

Gui de Nanteuil, p. 94 :

Il ont toute la pès pourquise et pourparlée.

P. 295, v. 20, il faut peut-être lire : corn dit totela gent. Dans le doute, j’ai employé une locution qui se » retrouve partout et qui donne au vers et sens : « Vous en avez tiré vengeance publiquement. »

P. 298, v. 5 : en Paris ladan. Sic, en un mot. Ladan me paraît être une altération de là dedens.

Notes.

Une charie d’avoir ii a doné.

AliSCANS, p. 12 :

Une carie porteroit bien de pion.

Ne pain, ne vin, ne mais char ne poisson.

Auberi le Bourguignon, ms. fr. 859,(0!.

65 r°, col. 1 :

N’i trouverés pain ne vin ne poisson.

D’or en avant faut ici la chansons.

On lit à la fin de Raoul de Cambrai :

D’or an avant faut la chançon ici.

P. 30$, v. 11 et dernier: Dex vos garisse. Voyez a fin de Gui de Nanteuil.

T?VTTrfV?YT

Page 1