‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 78 sur 268 · Saint-PrieSt à Machaiilt, 19 mars 17.jl, H · texte numérisé non relu

Saint-PrieSt à Machaiilt, 19 mars 17.jl, H

4. D'Argenson «lit (31 mars 17ol) que les contraintes se ménagent en Languedoc de peur de révolter les habilanls. Ce qui ne l'empêche pas de parler «nsuile des brutalités de la régie et de l'émigration générale (lu'elles occasionnent (l'-i avril 1732^

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mais rien de plus, s'efTorça d'observer les principes de modération que ses agents avaient parfois méconnus ^

Outre l'immense travail auquel donnait lieu l'assiette du vingtième, le nouvel intendant allait encore avoir à s'occuper de la répartition et de la levée, pour 1751, des impositions ordinaires de la province. Cette opération qu'avait tant redoutée Le Nain serait-elle plus facile à un intendant arrivé depuis quelques jours à peine en Languedoc? Macliaull n'osait l'espérer, et il inclinait assez à charger de ce travail, à défaut de l'intendant, le seul corps de l'ancienne administration qui eût conservé l'existence, à savoir la commission établie en 1734 pour la vériQcation des dettes des communautés, qui était composée de 5 commissaires du roi et de 4 délégués des États, outre les syndics généraux de la province. Mais il ne se dissimulait nullement les défauts de cet expédient, qui donnait entrée dans des fonctions importantes à des gens suspects d'attachement pour les États. Aussi fut-il agréablement surpris lorsque Saint-Priest, un mois à peine après son arrivée à Montpellier, lui offrit de se charger seul de tout ce travail; et il s'empressa de lui envoyer un arrêt du conseil (19 avril 1751) qui fixait le chiffre des impôts ordinaires à lever en Languedoc pendant l'année 1731, et chargeait l'intendant d'en faire la répartition entre les diocèses, puis entre les communautés (ce qui eut lieu d'après les tarifs ordinaires), et les maires, capitouls, syndics et consuls, entre les contribuables de leurs communautés. On sait pourquoi Machault tenait tant à ce que cette vaste opération d'arithmétique fût faite par des gens du roi, et non par ceux des États : c'était dans l'espérance de découvrir et de rayer les surcroîts arbitraires d'imposition que les Étals et surtout les assiettes étaient soupçonnés de se permettre. Et l'événement donna raison au

i. Rôles du vingtième en Languedoc, déduction faite des décharges et modérations, H. 830 :

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