‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 80 sur 268 · Arrêt du l'J avril llol, H · texte numérisé non relu

Arrêt du l'J avril llol, H

2. Comple des impositions ordinaires (non compris la capitalion et le vingtième) pour l'année l'oO (procès-verbal de la séance des États du 2 mars 1754) :

Recette, en 12 chapitres 7 722 030' 6' 7'i

Dépense, en 32 chapitres 7 205 718 12 5

Différence 516311 14 2

dont le Trésorier général fut charfré de faire recette dans son comple de 1751.

Compte des impositions ordinaires de llol {ibid.) :

llecelle, en 14 chapitres. ô 2SI 599' 5' 8'^

Dont en retranchant l'excédent do l'année précédonle. . . 511)311 14 2

on voit qu'il no fut réellement imposé que 5 765 287 11 6

Dépense, en 32 chapitres 6 196229 5 2

;}. « Sa Majesté voulant pourvoir non seulement ù l'imposition et au recouvrement sur tous les coiili'ibuables de ladite province tant des sommes portées audit état que de celles nécessaires pour satisfaln; aux char^t s purliculicres des diocèses et communautés d'icolle, mais encore assurer les soulaiiements dont ils doivent jouir dans la présente année, et que Sa Majesté vnit avec satisl'actiou devoir être considérables, lanl par le revenant bon dts impositions do l'année dernière et des précédentes, que par la diminution réelle des dépenses qui sont à la charge de ladite province. »

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furent sérieusement compromis. Dans les circonstances spéciales où se trouvait le Languedoc, ces malheurs pouvaient avoir pour l'administration nouvelle une gravité toute particulière; elle pouvait s'altendre à être rendue responsable, sinon des intempéries elles-mêmes, du moins de l'insuffisance des remèdes qui y seraient apportés. Quelques hauts personnages de la province travaillaient déjà en ce sens. SaintPriest accuse nettement les évêques de Saint-Pons et de Castres d'avoir, dans leur correspondance et leurs entretiens avec lui, dissimulé l'étendue du mal et nié quil fallût avoir aucune inquiétude, pour avoir ensuite l'occasion de décrier auprès des peuples l'inaction de l'intendant *. Quoi qu'il en soit de cette imputation, Sainl-Priest ne laissa pas un instant endormir sa sollicitude, et ne négligea aucune précaution. Il fit acheter des blés qu"il distribua gratuitement pour semence aux paroisses les plus éprouvées du Lauraguais; il dépensa pour cette seule opération HO 000 livres ^. D'autres blés furent achetés pour la subsistance des populations et revendus à celles-ci avec une perle considérable. Outre cela, il fut accordé par Machault une forte remise sur les impots (600 000 l.i, et cette remise ne se confondit pas avec les 266 0001. qui chaque année étaient régulièrement prélevées sur la ferme de l'équivalent (896 000 1.) pour le soulagement des accidents fortuits. On eut même TattentioQ de confier aux évêques la répartition de ces secours, comme devant être par situation plus au courant des misères existant dans leurs diocèses. Ces adoucissements et ces ménagements n'empêchèrent pas certains prélats, comme l'évêque de Castres, « l'homme le plus étrange et de la plus mauvaise humeur que je connaisse », disait Saiut-Priest •*, dans les lettres aigres-douces qu'ils adressèrent au contrôleur général à l'occasion du l^"" janvier 1752, d'insister avec affectation sur les malheurs de la province et de donner à entendre que le rétablissement des États serait le seul moyen d'y porter remède; mais il était facile à celui-ci de leur fermer la bouche par des arguments sans réplique. Il n'avait qu'a rappeler, comme il le fil *, que les diverses remises d'impôt, diminutions de dépenses, secours en nature, accordés au Languedoc en 1751, formaient un total de près de 3 millions *, qu'aucune province du royaume n'avait été traitée aussi favorablement, et que « bien loin d'annoncer une administration capable de troubler l'ordre et la tranquillité dans la province, ces sacrifices justifiaient au contraire de plus en plus

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