‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 83 sur 268 · H. 851. Une montre totale était de i.j 180 1. •2. H · texte numérisé non relu

H. 851. Une montre totale était de i.j 180 1. •2. H

3. Observations fie Saiat-Priest sur le projet d'arrêt de rétablissement de> États. H. 851.

i. Fages à Machault, 15 octobre 1750, H. 849.

■H. S.lint-Priest à Machault, '25 septembre 1752. H. 851.

ti. Luynes, XII, l'J'2.

LE VINGTIÈME DAiNS LES PAYS D'ÉTATS. 127

aux États. Tout retranchement sur les montres était pour lui une perte, car il influait nécessairement « sur le traité des mairies », et il lui importait peut-être autant qu'aux États eux-mêmes que la députation fût <i utile » '. Quand donc Machault s'attaqua aux montres et aux gratifications abusives, c'était avec un réel désintéressement; car ces pratiques regrettables auraient pu éventuellement, lors d'une vente d'oflQces, lui être profitables à lui-même.

Avec un pareil gaspillage, il était naturel que les États aimassent peu à faire la lumière sur les détails de leur gestion, et do là un nouveau chef d'accusation du sous-doyen de la cour des aides : à savoir leur comptabilité occulte. Fages se plaignait que le Trésorier de la Bourse ne fût comptable que des États, « de sorte que l'on voit cette chose monstrueuse que l'ordonnateur, le répartiteur des deniers publics est aussi l'ayant compte de celui qu'il a commis à la recette, sans que les officiers du roi, qui a un si grand intérêt à ce que le bien de son peuple ne soit pas employé à de mauvais usages, puissent y avoir aucune inspection » -. l'ages aurait voulu que les comptes du Trésorier de la Bourse fussent rendus devant la cour de iMontpellier, sentiment bien naturel, et pas très désintéressé, de la part d'un conseiller de cette cour; mais il n'en formulait pas moins de justes critiques contre cette comptabilité sans contrôle, et il avait raison de réclamer que copie de ces comptes fût envoyée au contrôleur général.

Si les désordres étaient grands dans les États, ils l'étaient bien plus encore dans les assiettes diocésaines. C'est là que la prodigalité, l'intrigue, la faveur, se donnaient libre carrière ; c'est là que la lumière avait le plus de peine à pénétrer. Les assiettes n'avaient pas seulement pour attribution de répartir les impôts entre les dliïérentes communautés du diocèse; elles s'occupaient aussi de travaux publics, d'assistance publique, d'industrie, d'agriculture, et s'il faut en croire Fages, elles s'en occupaient avec des préoccupations tout autres que celle du bien public. Les évoques y dominaient exclusivement et tenaient tous les membres dans leur dépendance par les places lucratives dont ils disposaient, imaginant sans cesse des sinécures, des inspections « qu'on a données à toutes sortes de gens, quoique plusieurs n'y entendissent pas le premier mot,... et que ceux qui les ont obtenues pour leurs protégés ne leur ont pas fait avoir gratuitement » ^. Avec cela, il n'était pas surprenant qu'il n'y eût dans les assiettes « que des automates que les évêques fout mouvoir à leur gré » *. Us décidaient des chemins à entreprendre ou à

1. Notes de Saint-Priest sur le projet de règlement des États, 1752, H. 851 . ■2. Fages à Machault, 28 septembre 1750, H. 849.

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