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2. Omis dans la première rédaction, vraisemblablement à dessein.
souvent,... mais il faut aussi convenir que pour réponse et satisfaction sur ces mots on se contente d'autres mots qui ne signifient guère davantage;... l'application s'en peut faire à propos dans cette occasion où certainement la vérité de ce que vous pouvez désirer subsiste dans la dernière forme où vous venez de mettre ces deux arrêts, mais ils comblent de satisfaction tels qu'ils sont, et je crois qu'il n'est pas possible de douter du mauvais effet qu'ils auraient produit tels qu'ils étaient. «
L'arrêt du conseil ainsi modifié arriva à Montpellier le 30 novembre et fut reçu avec une satisfaction générale. Communiqué aux États le l^"" décembre il fut aussitôt enregistré sans débats. L'absence, pour un deuil de famille, de lévèque de SaintPons, ne fut certainement pas étrangère à la facilité de ce dénouement. Séance tenante, l'archevêque de Narbonne nomma les 4 commissaires des États, qu'il choisit, comme c'était convenu, parmi des personnes favorables à la cour : l'évêque de Montpellier, homme conciliant, tant en religion qu'en politique, et chaudement recommandé par Sainl-Priest, le marquis de Villeneuve, les maires deMende et de Saint Pons. Trois jours après, le 4 décembre, l'assemblée se séparait, après avoir reçu cette quatrième montre de grâce que sa docilité avait si bien méritée. L'archevêque de Narbonne n'attendit pas longtemps sa récompense; il fut nommé en janvier t7.ï3 commandeur de l'ordre du Saint-Esprit. Depuis l'assemblée de 1750, aucun ecclésiastique n'avait encore été l'objet de cette distinction très enviée.
Quoique cette soumission des États constituât certainement pour la politique de Machault un grand succès, tout n'était pas dit encore, et il s'en fallait de beaucoup que le Languedoc eût renoncé à tout esprit d'opposition. Les États s'étaient résignés à de durs sacrifices, sous l'empire de la crainte, pour ne pas perdre l'existence une seconde fois; mais cette impression ne pouvait pas être assez durable pour leur faire accepter sans murmure le sort qui leur était fait. Une réaction était inévitable, et il allait s'agir maintenant pour l'administration de protéger les nouveaux règlements contre les « entorses ' « que les intéressés ne manqueraient pas certainement de s'efforcer de leur donner.
Ces tentatives avaient commencé de bonne heure, dès avant la fin des États. Pour tàter le terrain, sans doute, quelques évêques, et notamment celui de Saint-Papoul, avaient demandé à la commission de 1734 autorisation pour leurs assiettes d'imposer pendant un certain nombre d'années une somme fixe pour les chemins de traverse, et la commission était sur le point de rendre un avis favorable, lorsque Saint-Priest s'éleva avec force contre celle interprétation du règlement et affirma