‹ Machiavel: augmentée du̕n appendiceChapitre 27 sur 96 · Varchi, Ouvr. dt,, t. II, p. 408 et soiv · texte numérisé non relu

Varchi, Ouvr. dt,, t. II, p. 408 et soiv

César BorgU. — Il n'a point été pour Machiavel une idole. — Explication des louanges que Machiavel lui a prodiguées. — Condamnation finale de César Borgia par Machiavel. — César Borgia ne dépasse guère en scélératesse la plupart des autres princes ses contemporains.

Nul doute que les petits princes italiens du xv!** siècloneprésentassentcomme un abrégé repoussant de tous les vices et de toutes les turpitudes. Cependant, et à cause de cela même, il semble, à y bien penser, qu'on ait grandi presque à plaisir, en la plaçant hors ligne, la scélératesse d'ailleurs effroyable de ce César Borgia, que le pape son père commença, il est vrai, par faire successivement archevêque de Valence et cardinal, pour lui permettre ensuite« d'échanger son chapeau contre un casque* ; » mais que LouisXII

1. Machiavel, (Euvi^s compL, t. II, p. 85, Première Décennale.

et son ministre Georges d'Amboise, celui-ci afin de reconnaître sa promotion au cardinalat *, celui-là pour prix de la bulle de son divorce avec la reine Jeanne % firent Duc de Valentinois en même temps que gendre de Jean d'Albret, roi de Navarre' . Et Montesquieu lui-même, qui, aussi bien, cite trop peu Machiavel pour en avoir tant profité * , Montesquieu paraît dépasser la mesure lorsqu'il écrit « que Ittachiavel était plein de son idole le duc de Valentinois *.»

1. Machiavel, (Euvres compL, t. I,p. 253, Fragments historiques.

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