‹ Machiavel: augmentée du̕n appendiceChapitre 52 sur 96 · Cf. I*AULus Jovius, Elogia dovtorum virorum^ Nico · texte numérisé non relu

Cf. I*AULus Jovius, Elogia dovtorum virorum^ Nico

qu'il mourut aussi et surtout de chagrin. Non pas qu'il n'eût pu supporter qu'on lui préférât Donato Giannotti pour la place de Secrétaire de la République. Car Varchi, son contemporain, nous apprend que Machiavel décéda avant que. Giannotti fût élu, avant même que Tarugi, qui n'occupa ces fonctions que quel-

laus Machiavellus. <^¥uit exifide st^mper inops uti et atheos : fatoque functm est, cum, accepta temere pharmaco, quo se adversus morbos prœmuniret, vitae snœ jocabundus illusisset. » Le iils de Machiavel parle de la mort édifiante de son père, que Paul Jove considère, au contraire, comme un athée. Mais Tun et Tautre s'accordent, en exagérant certainement Tun et l'autre la pauvreté de Machiavel, à attribuer sa fin à une médecine mal prise. Ce remède consistait, parait-il, en des pilules que Machiavel estimait être d'une efficacité souveraine et qu'en lo23 il recommandait, en lui en envoyant la recette, à son ami Guichardin. — Cf. Machiavel, €Euvres compl., t. ïï, p. 669, Lettres familières, Lettre lvii, à Francesco (juicciardini. « Je vous envoie vingt-cinq pilules, faites à votre intention il y a déjà quatre jours ; vous en trouverez la recette à la fin de ma lettre. Je vous dirai qu'elles m'ont ressuscité. » — Cf. Artaud, Ouvr. cit,, t. II. p. 200. L'auteur, qui s'est curieusement attaché aux infiniment petits qui peuvent concerner Machiavel, n'a pas manqué de faire composer, suivant la formule indiquée par Machiavel lui-même, le remède que l'on croit avoir hâté la fiu du Secrétaire Florentin et d'en décrire avec minutie les eff'ets drastiques.

ques mois et qui eut pour successeur Giannoti, eût été nommé *. Mais ce fut inutilement que ses anciens amis des jardins Ruccellai, Zanobi Buondelmonte, Luigi Alamanni, cherchèrent à le faire rentrer en grâce avec le nouveau pouvoir. Le parti républicain le signala unanimement à la haine de ses concitoyens comme le complice des Médicis. « Tout le monde, écrivait Busini 2, un autre de ses contemporains, tout le monde le haïssait à cause de son Prince ; il semblait aux riches que le Prince fût un document pour enseigner au duc d'Urbin à leur enlever leurs biens, et aux pauvres la liberté ; \espiagnoni\Q trouvaient hérétique, les bons immodeste, les méchants plus méchant et plus vaillant qu'eux, de façon que chacun le haïssait. Mais Zanobi et Luigi reconnaissants se souvenaient de ses bienfaits et de leur vertu, et ignoraient ses vices, car il fut vicieux dans sa vieillesse et gourmand ; c'est pourquoi il prenait souvent certaines pilules dont Zanobi Bracci, avec lequel il mangeait souvent, lui avait donné la recette. Il tomba

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