Voyez Bayle, Dictionnaire, article Jeanne cT Aragon
3. Borna?, 1531, in-4. n Quanqiiam divinus ille Plato, écrit Niphus eu s'adressaut à Jeanne d'Aragon, de Pulchro et de Amore accurate scribit, tamen rem hanc aggressus sum, quod in libri principio, medio ac fine tua pulchritudo semper pro manibus occurrerity qua sola inspecta atque ad amussim explicata, liber non modo pulcher, verum etiam admiratione dignus redditur, » On ne saurait se montrer en vérité plus galant.
4. De Re Aulica ad Phausinam Libri duo, Ncapoli, i:i34, in-4.
UiN PLAGIAIRE DE MXCHUVÈL 20^
auroram, » Vous croiriez , au milieu des frais et sonores éclats de rire de beautés tnoqueuses, entendre les façons de parler surannées et les fadeurs d'un pédant. Voilà l'homme. Voici l'écrivain.
Catalogue des écrits de Niphus d'après Niceron. — Opinions cavalières de Tiraboschi et de Ginguené sur ces ouvrages. — Bibliographie politique de Naudé. — Édition des Opuscules moraux et politiques de Niphus et apologie de l'auteur par Naudé. — Bayle copie Naudé qui ne semble pas avoir lu les traités par lui-même édités. — Il n'a, du moins, pas soupçonné que Niphus fût un plagiaire. — - Traité de regnandi Peritia par Niphus. — Précautions de Niphus pour assurer le succès de cette composition. — Dédicace à Charles-Quint. — Le de regnandi Peritia publié environ neuf ans avant le Prince. — Rapprochements nombreux qui établissent que le de regnandi Peritia n'est guère tout entier qu'un plagiat du Prince.
Les écrits de Niphus, dont Niceron a dressé le catalogue * , et qui ne vont pas à moins de quarante-quatre volumes in-octavo, in-quarto ou in-folio, comprennent, outre des commentaires sur les différentes parties de la philosophie d'Aristote et sur Averroës, des traités d'astronomie et d'astrologie, d'esthétique, de physio-
{. Niceron, Ouw, cit., p. 63 et suiv.
gnomonie, de morale, de politique, à peu près tous plusieurs fois réimprimés. C'était presque avoir embrassé la science imiverselle. Or, depuis longtemps, on dirait que, par leur masse même, ces compositions ont épouvanté les lecteurs. Tiraboschi affirme « qu'elles sont dignes de la poussière % » et Ginguené déclare « que le nombre en serait effrayant, si on était obligé ou tenté de les lire*. » C'est là, on le doit reconnaître, un procédé d'appréciation un peu somm aire, et qui ressemble beaucoup moins aune critique qu'aune exécution. Cependant, négligence plus regrettable encore ! ceux-là même qui volontairement se seront donné la tâche de publier des éditions de Niphus, ne l'auront guère ni mieux connu ni pratiqué davantage.
Qu'on en juge ! En 1633, Gabriel Naudé faisait paraître ^di Bibliographie politique^ Bibliographia politica ad nobilissimum et eruditissimum viriim Gaffarellum^ . Et dans cet ouvrage, passant en
1. Vefietiis, in-12, trad. en français par C. Challine, 1642, in-8.
2. Storia délia Letteratura italiana, antica e moderna, Milano, d 822-26, 16 v. in-8, t, VII, p. 630. « Moltissimc sono le opère che ne abbiamo, ma or quasi tutte abbando^ nate aile pulvere, di oui veramente son degne, »