‹ Machiavel, son génie et ses erreursChapitre 114 sur 274 · DIEU · texte numérisé non relu

DIEU

« Par la grâce du Très-Haut (dont la puissance soit à jamais honorée et glorifiée, et dont la parole divine soit exaltée!);

Par les miracles abondants en bénédictions du soleil des cieux de la prophétie, de lastre de la constellation du patriarchat, du pontife de la phalange des prophètes , du coryphée de la légion des saints , — Mahomet le très-pur ( que la bénédiction de Dieu et le salut soient sur lui ! ) ;

Et sous la protection des saintes âmes des quatre amis, qui sont Abou-Bekr, Omar, Osinan et Ali (que la bcnédic» tion de Dieu soit sur eux tous ! ) *

î La sutcripUon oa înTOCâtion k Diea , qui pr^ède , soÎTant rosage , les lettres émanées de la chancellerie ottomane , se trouve retranchée de la présente lettre; il en existait nne sans ancnn donte : on aura conpé la portion de papier on elle était écrite, soit parce qa'elle était endommagée , soit parce qn*on n*en aura pas tena grand compte. — 1\ est toutefois aisé de la restituer, en copiant la snscription qui se lit en tête d*ane seconde lettre originale dn même prince, écrite aussi i François V^f Ter» la mi-septembre x5a8 (muharlem 935 ) , et qui existe dans le dép^t des Arcbcvss du Royaume.

Toici les mots dont se compose cette snscription :

^\ Ja«J! ^^1 ^1 ^

Cest-i-dire :

« C*est Lui qui est le riche par excellence, qui accorde, ne reçoit jamais, « qui protège et qui soutient. ■

Pour tout ce qui tient aux formes de la chancellerie orientale , nous renvoyons i Touvrage de M. Reinand, intitulé : Monuments arabes, persans et turcs du Musée Blacas, tom, I, pag. io3 et suiv. Nous nous félicitons d^ayoir actoellement le bonheur de posséder M. Reinaud i TAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres.

» Cest sons le titre des Quatre Amis ( Deurt Yar) que les musulmans Sunnis ou orthodoxes rassemblent les quatre premiers khalifes ou successeurs de Mahomet, et par U constatent leur éloignement contre les secuteurs d*Ali , gendre et successeur légitime du prophète arabe, selon les chitas, qui maudissent comme nsurpateors Abou-Bekr, Omar et Osman.

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