QUI BS ROI DU ROYAUME DE FRANGE
La lettre que vous^ avez adressée à ma cour, asile des rois, par Frankipan^^ homme digne de votre confiance , certaines communications verbales que vous lui avez recommandées, m'ont appris que l'ennemi domine dans votre royaume, que vous êtes maintenant prisonnier, et que vous demandez secours et appui de ce côté-ci pour obtenir votre délivrance : tout ce que vous avez dit a été exposé au pied de mon trône, refuge du monde; les détails explicatifs
I L*on remarquert uns doute le contraste de l'emploi de toi et de vota, M. Jouanoin a jugé à propos de oonserrer fidèlement dans cette traduction ks formes et le ton de Toriginal : il est bon qne le froit garde le goât et le parfnm du terroir on il est né.
» Frangipani{Jenï) , premier envoyé de France à la Porte Ottomane : le texte turc n*a qne très-légèrement altéré le nom de cet ambassadeur.
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en ont été par&itement compris , et ma science auguste les embrasse dans tout leur ensemble. En ces temps - ci , que des empereurs soient défaits et prisonniers , il n j a rien qui doive surprendre '. Que votre cœur se réconforte ! que votre ame ne se laisse point abattre ! Dans de telles circonstances, nos glorieux prédécesseurs et nos grands ancêtres (que Dieu illumine leur dernière demeure!) ne se sont jamais refusés d'entrer en campagne pour combattre Tennemi et faire des conquêtes ; et moi-même aussi , marchant sur leurs traces , j'ai soumis, dans toutes les saisons, des provinces et des forteresses puissantes et de difficile abord; je ne dors ni nuit ni jour , et mon épée ne quitte pas mes flancs. Que la justice divine (dont le nom soit béni!) nous rende l'exécution du bien facile ! Que ses vues et sa volonté apparaissent au grand jour, à quoi qu'elles s'attachent*!
Au surplus , interrogez votre envoyé sur l'état des affaires et sur les événements quels qu'ils soient ; restez convaincu de ce qu'il vous dira , et sachez bien qu'il en est ainsi.
Ecrit dans la première décade de la lune deReby' second, l'an neuf-cent-trente-deux (de l'hégire), [vers la mi-février iSaôdeJ. C.].
De la résidence impériale de Constantinople la bien gafdée et la bien munie ^.
> Noble et indirecte allnsion k la destinée de Ton des ancêtres de Soltan- Soleyman, je yeux dire Saltan-Bayezid (yulgô Bajazet) surnommé Tldîritn, le foudre, quatrième prince de la dynastie ottomane, qui fnt yaincn par Tamerlan , en jnin 1 4oa , et mourut dans les fers de son ennemi le 9 mars 1 4o3.
* M. Jonannin s*est efforcé de rendre le sens de ce passage, sans s'écarter, pour ainsi dire, du simple root à mot. Toutefois, ceux qui ont Thabitude des nsages et des réticences du langage des Orientaux , n*ont pas de peine i reconnaître dans cette expression, et surtout dans les deux dernières phrases on il est question de la justice divine et de la volonté de Dieu , une sorte d'engagement dont Frangîpani était sans doute chargé de développer la portée, sans qu'on en eût exposé le secret dans une lettre qui pouvait tomber entre les mains de Charles-Quint. Les événements des années i5a6 et iSsy pourront donner une idée de la nature de ces engagements , et ce point historique est digne de recherches et d'études.
3 La richesse inépuisable des ateliera de MM. Firmin Didot , on tontes