‹ Machiavel, son génie et ses erreursChapitre 117 sur 274 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Cette lettre porte une empreinte de dignité , de fermeté de caractère, de philosophie, de patience, qui aurait relevé le courage de François I«' dans sa prison , si, lorsque cette réponse arriva en France, le roi n'avait pas eu déjà recouvré sa liberté. Ce ne sont pas des paroles de chancellerie, et des phrases d'usage, ces mots sublimes : «En ces temps-ci, que des empe- « reurs soient défaits et prisonniers , il n'y a rien qui a doive surprendre. Que votre cœur se réconforte! <c que votre ame ne se laisse pas abattre !... J'ai soumis, a dans toutes les saisons, des provinces et des forteoc resses puissantes et de difficile abord; je ne dors « ni nuit ni jour, et mon épée ne quitte pas mes « flancs. » Et dans la suscription , quelle admirable définition de Dieu , « celui qui accorde et ne reçoit jamais! »

sortes de caractères français et étrangers se trouTent réunis; les ressoorces roerveillenses d*an établissement où sont commencés , continués et achevés avec perfection tant d*onyrages de tout genre , et jasqn*à cette entreprise colossale et en vérité monumentale de la réimpression , avec des additions sans nombre , dn Dictionnaire de Henri Etienne , entreprise dans laquelle on peut déjà croire qne les presses rWales de F Angleterre seront vaincnes ; tontes ces prodigalités, qne je trouve comme sons ma main, me permettent de présenter ici le texte tare de la lettre de Siileyman , imprimé comme il le aérait i Constantinoplc.

Les premières lignes sont écrites en lettres d*or, bordées d*nn filet noir très-léger, et en caractères àiXMsulus, employés d'ordinaire dans les titres et dans les inscriptions des monuments.

Les variantes mises à la fin du texte turc n*indiquent qne la différence de Forlhographe du xvi" siècle avec celle d*aujonrd*hni. On a aussi rejeté k la fin les notes explicatives (A)— (B)— (G)— (D),

aaS MACHIAVEL.

Les anciens n'ont pas adressé à des monarques infortunés des consolations plus touchantes que celle-ci : « Que la justice divine nous rende l'exécution du

S^ L^J-A^l^^Ji <^1j:ll» [^Vtj^ ^]y^

Ici est le tbougfa-ra ou paraphe impérial de Sultan-Snleynian-Kfaan. Ce though-ra est tracé en bleu azur liséré d*or ; il contient les mots suivants : Chdh'Sulejman-Khan ibni Sélim-K/tan Muzhaffèr daïma,

»,.^'Lsrit,Mj v-*iolXwi^^^ ^f—iS^ji^^.

iJy Ï^U sl^ j*.^-Uj>j^ »)3ljli\ jf*Uj& iljcv\

Page 1