i MACniNKS A VAPRUR
ainsi une apure semblable à celte de la coulisse de Gooch. Tous Ips cercles de Zeuner ont leur ceutre sur la même verticale et se coupent, indépendamment de l'origine, en un même point k de la ligne OX [fig. 190). Les avances seront donc constantes. On procède graphiquement pour déterminer les bielles R,B',Hen grandeur eten position; on cherche par Ijltonnement à obtenir le résultat cherché, après s'être donné les points AA' et les rayons d'excentricité. . Sur la même épure, on pourrait vérifier que les avances angulaires augmentent avec l'angle de calage pendant que la coui'se diminue, tandis que la période d'admission diminue comme la course. On pourrait vérifier, de ,1a même manière, qu'il y a dans ce cas augmentation de la compression et de l'avance h l'échappement. On voit que. dans ce ■ système, la variation de détente est automatiquement réalisée à chaque instant par le régulateur lui-même.
Cbangemant de marche et détente variable par excestriqae unique et conliue. — Parmi ces dispositifs, on peut citer les systèmes de Plus Fink, de Heusinger de Waldegg ou de Walschaerts et de Solms ou de Marshall.
CautiAte de Pim Fiiik (/if/. 197). — L'excentrique moteur E est calé à 180° de la manivelle, et son collier s'assemble à un
Fm. 107. — CoulliM d< Piui Kiok.
levier L oscillant autour de l'axe A. L'articulation de l'excentrique décrit donc un arc de cercle voisin de la ligne d«s points morts. Au collier est fixée une coulisse dans laquelle peut se déplacer le bouton de la bielle du tiroir. Le
déplacement de cette bielle s'effectue par rintermédiaire d'une tige et d'un levier coudé à contrepoids. Les différentes positions du coulisseau dans la coulisse correspondent à diverses détentes. Suivant que le coulisseau est d'un côté ou de Tautre du point mort, la machine marche dans un sens ou dans l'autre.
Quand la machine marche tolijour»dans le même sens, on supprime la moitié inutile de la coulissé et on manœuvre le coulisseau dans la demi-coulisse à l'aide d'un volant à vis.
L'étude de cette coulisse démontre que les cercles de Zeuner ont encore leurs centres sur la même verticale, que par suite les avances sont constantes.
\m coulisse Fink s'applique aux courses prolongées; elle n'est, d'ailleurs, plus guère employée que dans certaines machines marines. Ce mécanisme s'use très rapidement, et les résultats se faussent au bout de peu de temps; mais la disposition en est très simple et eut un certain succès à l'origine.
Coulisse (THetuHnger de Waldeqg ou de Walschacrt (fig. i08). — L'excentrique E est calé à 90° en retard sur la manivelle
Fio. l'J8.
OM et se trouve relié par la bielle EA à l'extrémité de la coulisse AA', qui oscille sur son milieu G. Le coulisseau G agit, par l'intermédiaire de la bielle GK, sur une troisième bielle oscillante LL', dont la glissière d'oscillation L est fixée
à la tête de la crosse du piston et dont l'autre extrémité agit sur la tige du tiroir T.
Il faut évidemment qu'il y ait en L une glissière et non une articulation fixe, sans quoi la bielle LL' ne pourrait se mouvoir.
Le déplacement du coulisseau s'effectue h la façon ordinaire par la bielle B et le levier coudé M relié au levier de manœuvre. Le rayon de la coulisse est égal à la longueur de la bieîle KG; on vérifierait aisément que cette condition permet d'avoir des avances égales, quelle que soit la position du coulisseau dans la coulisse, c'est-à-dire quelle que soit la variation de détente.
La coulisse de Walscliaert n'est qu'une modification de celle d'Heusinger de Waldegg.
Coulisse de Solms et de Marshall (fig. 499). — Dans le système Solms, l'excentrique OE calé à 90» de la manivelle OM, com-
Fio. 199.
mande une barre EF, dont le point F est assujetti, par l'intermédiaire d'un coulisseau, à se mouvoir suivant une ligne droite dans la coulisse rectiligne AA'. L'inclinaison de celte
coulisse par rapport à la verticale peut être modifiée à la main.
La bielle KT commande en K la bielle de la tige du tiroir. La position verticale de la coulisse correspond au point mort. Suivant qu'elle est située de part et d'autre, on obtient la marche dans un sens ou dans Tautre, ainsi que les divers degrés de détente. Le point F décrivant une droite et le point E un cercle, le point K décrit une courbe allongée.
Dans la coulisse de Marshall proprement dite, le point F, au lieu de décrire une ligne droite à Taide de la coulisse AA', décrit un cercle autour d'un point R, le plus éloigné possible, de façon que Tare décrit puisse se confondre avec la tangente. C'est le déplacement du point R qui produit les variations de détente.
La coulisse de Marshall est employée dans les machines marines.
§6. — Détente vabiable par tiroir à recouvrements
go.\lmandé sans excentrique
Dans ces systèmes on a pris la commande du tiroir non plus sur un excentrique calé sur Tarbre moteur, mais sur la bielle motrice. On peut citer, dans cet ordre d'idées, les deux systèmes Pichault et Joy.
Distribution Pichault {fig. 200). — Dans la distribution Pichault, l'admission, la détente et l'échappement sont produits par trois tiroirs distincts manœuvres par des mécanismes semblables constitués de la façon suivante :
En un point L fixe, par rapport à la manivelle MP, est articulée la bielle A qui actionne le levier ABC, oscillant autour du point B. Ce levier actionne la tige T du tiroir par l'intermédiaire de la petite bielle CD. Sous l'influence du mouvement de la bielle, le point L décrit une ellipse. La droite, qui joint les positions A^Aq du point A, correspondant aux points morts de la manivelle, doit passer par le milieu do
LfL], positions du point L aux mêmes instants. Dans ces conditions, le levier AB peut être considéré comme perpen
Fio. 200.
diculaire sur FA^ dans la position moyenne; de même,.RC sera perpendiculaire à la direction de la glace du tiroir pour la même position.
Distribution à eonlisse systôme Joy {fig. 201). — En un point K de la bielle motrice est articulée une bielle KL dont le
Fio. 201.
point L oscille autour du point fixe P à Paide du levier LP. Au point A de KL s'articule la bielle AB dont Textrémité B est guidée par un coulisseau dans la coulisse CG", qui peut être orientée à la main autour du point G correspondant au point mort. En R s'articule la bielle RH qui cora-
mande la tige du tiroir. Gomme le coulisseau B est en G quand la manivelle est au point mort, il s^ensuit qu'à ce moment Torientation de la coulisse n'a point d'effet sur la distribution ; comme c'est alors la phase d'avance à l'admission qui a lieu, il en résulte qu'avec ce système les avances à l'admission sont constantes.
Ge système est, comme la distribution Marshall, fort employé dans les machines marines. Il a l'avantage d'avoir beaucoup d'indéterminées, de telle sorte qu'on peut facilement régler ses éléments pour satisfaire à la condition d'emplacement restreint qui se présente sur les bateaux et les locomotives.
Les coulisses de Walschaert, Marshall et Joy s'appliquent plus spécialement quand la glace du tiroir est placée dans un plan parallèle à Tarbre moteur. Si, au contraire, le plan de la glace du tiroir rencontre l'arbre moteur, l'emploi des coulisses à deux excentriques de Stephenson, de Gooch ou d'Allan est évidemment indiqué.
§7. — Distribution a dbtbnte variable par tiroirs
superposés
Généralités. — Jusqu'à présent, tous les systèmes de distribution qui ont été examinés sont basés sur l'emploi du tiroir ordinaire à coquille muni de recouvrements. Quel que soit le dispositif employé pour réaliser la détente, celle-ci ne pourra jamais être poussée très loin, sans influencer les autres phases de la distribution, en particulier la compression et l'échappement anticipé. Cette irtlluence, si la détente est élevée, devient nuisible.
Pour éviter cet inconvénient, les constructeurs, tout en conservant le tiroir à excentrique, muni de faibles recouvrements, afin de réaliser des compressions et avances à l'échappement convenables, ont limité l'admission et réglé, par suite, la détente à l'aide de tiroirs obturateurs supplémentaires glissant sur le dos du premier et interrompant, au moment voulu, l'arrivée de vapeur dans le cylindre.
386 UACIII.NES Â VAPEUR
Tout d'abord l'obturateur supplémentaire, tiroir ou soupape, a été placé, non pas sur le dos du tiroir, mais à l'entrée de la boite à vapeur.
Détonte Saolnier par obturatem* sur la botte à rapenr
Ipij. 202). — La glace du tiroir supplémentaire, qui est ici
une simple plaque glissante, est
très rapprochée du tiroir ordi-
naiie h coquille. Elle est mue
Îpar un second excentrique qui doit être nécessairement calé en avance sur le premier pour produire la détente, laquelle sera d'autant plus élevée que l'angle sera plus grand. Cette plaque glissante peut, évidemment, être k orifices multiples, afin de diminuer la course.
Il faut remarquer que le volume V de la boite à vapeur s'ajoute au volume V de l'espace F«. 202. - Déisnis Suini». ^^pt ordinaire ; le véritable espace mort sera donc V -i- "V.
Il est tr&s considérable ; aussi a-t-on cherché h le diminuer en transformant le tiroir lui-même en botte à vapeur.
Détente système Farcot {fig. 203). — Ce dispositif de détente, imaginé par M. Farcot père, remonte k 1836 environ. Dans ce système, les plaques tie détente P, P', appelées aussi tuiles ou tuileaiur, sont directement placées sur le dos du tiroir T et sont maintenues sur ce dernier par la simple pression de la vapeur. L'espace mort V est ainsi beaucoup diminué, puisqu'il se réduit h la capacité S de la figure. Pour diminuer la course, les tiroirs supplémentaires P et P' sont à orifices multiples. De légers ressorts R ajoutent leur efi'el à celui de la vapeur pour maintenir les plaques de détente sur le dos du tiroir, afin qu'elles ne se déplacent pas ]iendant un arrêt de la macliine, par exemple. Les plaques.
DÉTKNTE DKS MAOIIMJS A CVr.lXDRK UMyLK 28fl
qui sont immobilrs par elles-mêmes, sont i^carltes de leur position, d'une pnrl, à l'aide de bultoirs fiies ¥, F placés aux extrémités de la botte à vapeur el agissant sur les taquels T et T| des plaques, et, d'autre part, h l'aide d'un butloir de position variable C fait en forme de came. Cette came, placée au centre, est reliée au régulateur el vient agir sur les laquels KK, des plaques de délente. Il faut, avant que l'arête du
tiroir normal T ait découvert l'admission 0, que la plaque de détente correspondante ait déjà di^couvert les orilices d'admission Of, o„ 0, ; avant la fin de course du piston. Ie<i bullées F et F devront donc avoir ramené les plaques de délente ù leur vraie place, qui est celle pour laquelle tes orifices d'admission sont découverts, La came centrale provoqueiii, au contraire, la fermeture des orifices o,, o„ o,, en repoussant la plaque de détente, do manière ù recouvrir cea derniers,
■ ACHINIS A VAFtVH. 19
produisant ainsi la détente. Le fonctionnement pendant une course est le suiv«ant, en supposant que* le piston marche de gauche à droite. L'admission côté gauche vient de finir, car la plaque P a heurté la came et les orifices sont fermés. La détente commence et la vapeur continue à pousser le piston à droite. Pendant ce temps le taquet de la plaque P' arrive au contact du buttoir F, qui va ramener la plaque dans sa position normale d'admission. Le tiroir normal T communique à ce moment avec l'échappement ; puis, il commence sa course rétrograde, entraînant la plaque de détente prête pour l'admission ; la compression s'effectue, puis l'admission anticipée. Enfin le taquet K vient au contact de la came C qui, provoquante fermeture des orifices d'admission, produit la détente.
Si la came C tourne autour de son axe A, elle présentera devant les taquets K des génératrices plus ou moins rapprochées de cet axe et produira, par suite, la détente plus ou moins lard. On pourra donc, soit à l'aide du régulateur, soit à l'aide d'un appareil à main, changer à volonté la valeur de la détente.
Pour étudier le mouvement des tiroirs Farcot, on peut employer l'épure circulaire, l'épure de Zeuner ou la courbe en œuf. Si l'on emploie, par exemple, l'épure circulaire, le grand tiroir se trace à la façon ordinaire, en admettant une détente très faible (0,9 ou 0,95 de la course). On en déduit, comme d'habitude, la course et les recouvrements. On connaît pour ce tiroir la largeur des orifices 0, côté glace ; on en déduit la largeur des orifices o^, o^, o^, côté dos, qui est d'ailleurs la même que celle des orifices de la plaque do détente. En effet, la somme des sections de ces derniers doit évidemment être égale à la section de 0; en général, ï)0| ^t 1,5.0 pour atténuer l'effet du laminage. Soit AA' {fii/.'lO't) l'axe de la glace du tiroir. On peut tracer les orifices du cylindre et du tiroir avec la valeur de leurs recouvrements. Pour tracer l'épure circulaire, on place le diamètre à l'aplomb de l'arête a d'un orifice, ce diamètre étant placé à une distance de A A' un peu supérieure à la demicourse; on fera avec TT' l'angle de calage a, et l'on aura Ja droite P'P sur laquelle on comptera les déplacements du
DÉTENTB DRS MACHIMKS A CYL1^DH^; I.NlyUI:; 291
piston. On pourra donc marquer sur ce diamètre la position du (liston aux difTérents crans de di^lente ; on aura ainsi les points I, â, 3, etc., qui correspondent aux admissions de
— : — • — • etc. On trouvera immédialemeni, en tenant
compte de l'obliquité de la biollp, les positions vraies des manivelles eu M,, Mj, Mj. Pour que la détente voulue soit réalisée, il faut que la tuile de dt'lcnle ail refermé les orilices o,, quand la manivelle se trouve au point correspondant ù ce de){>'é de détente. Les déplacements du tiroir sont comptés sur TT ; si l'on remarque que, pour refermer les orillcps o,, les arêtes b du tiroir auront à parcourir ta largeur 0| desdits orillces, on verra sur l'épure que les chemins que devra parcourir la tuile de détente auront, au lieu des valeurs M,ni|, Mgmg, etc., les valeurs \i-,m„ lA^m^, etc., obtenues en porUiDt U,(i| =: Mg^ij = 0|.
Forme de ta came, — Si on se adonne la forme du butloir K, et la distance de sa face de choc F à Taxe, on pourra facilement trouver la forme de la came C, destinée à réaliser les difTérentes détentes. Si la face F coïncidait avec Tarête a, les différentes génératrices de contact de la came seraient de suite obtenues en g\, g'^, g'3, projections de |ji<, ji^, ^i^; mais,
comme il y a entre les faces F et a un écart X, les génératrices se trouvent reculées de la môme quantité en ^4, (/j, ^3. Les distances r^, Ta, r^ des génératrices 9 il 92y 93 à. Taxe AA' sont les divers rayons de la came, de sorte qu'on peut maintenant en tracer la forme en plan. Pour cela, on trace Tangle d'écart abc le plus considérable qu'on puisse imprimer à la came {fig, 205), et on le divise en autant de parties égales qu'il y a de détentes considérées ; puis, sur chacune de ces divisions, on porte le rayon corres- •pondant trouvé par l'épure précédente. On a ainsi la courbe de la came suivant adefg.
En refaisant la même construction de l'autre côté de l'épure pour la course rétrograde, on obtiendrait une courbe de came un peu différente de la précédente, mais ayant avec celle-ci quelque analogie.
Fio. 20J.
THsiance entre orifices. — On peut connaître la distance / minima qui doit exister entre les arêtes a et 6 de deu\ orifices consécutifs. En effet, il ne faut pas que le déplacement de la tuile, par rapport au tiroir, soit suffisant pour que l'un des orifices vienne à nouveau découvrir l'orifice voisin du dos du tiroir. Or le déplacement maximum que subira la tuile de délente, par rapport au tiroir, aura lieu évidemment
pour la plus faible admission (•— • par exemple, corres-
pondant au point M^). Ce déplacement total est égal à
Ami — {jL^mi z= A•;JL^. En effet, pendant le trajet m^u.^, la tuile accompagne le tiroir; elle heurte la came en (i|, tandis que le tiroir se déplace encore de la longueur (i|/k; le déplacement relatif est donc bien /^^p.^ = S. Il convient d'ajouter à cette longueur un supplément de 8 à 10 millimètres pour assurer l'étancbéité de la fermeture. Donc on a : /r=S + 10 millimètres. Quand le tiroir est dans sa position moyenne, la distance n existant entre le buttoir T et le heurtoir est évidemment égale à la demi-course ou au rayon d'excentricité, puisque c'est à fin de course du tiroir que la tuile a été mise en position pour l'admission, et que, depuis, elle a dû parcourir la demi-course.
Il faut remarquer qu'avec ce système de détente l'admission est limitée à un chiffre maximum qu'on ne peut dépasser; en effet, pour une admission égale aux 777 de la course-,
la position M4 de la manivelle est dans le voisinage de T
ifig. 204). Cette position correspond donc à peu près au plus
faible rayon de la came G et, par suite, à la détente maxima;
donc, si la tuile de détente pouvait être arrêtée pour une
position de la manivelle située au-delà de T et correspondant
à une certaine valeur du rayon de la came de détente, il y
aurait nécessairement eu, auparavant, une position pour
laquelle une génératrice de la came de détente ayant le
même rayon, aurait produit déjà l'afrêt de la tuile. Donc la
détente se 'produira toujours dans le premier quadrant de la
trajectoire de la manivelle.
Avec la détente Farcot, les détentes seront donc forcément
très élevées, et les admissions très faibles et toujours infé-
rieures ou, au plus, égales aux — de la course du piston.
Si, cependant, on vient à tourner à la main la came, de façon à ce qu'elle présente devant le ta(iuet K un rayon trop court pour que celui-ci la rencontre, la marche se fera à pou près à pleine admission, la tuile ne se déplaçant plus par rapport au tiroir, et la faible détente que peut produire le grand tiroir se faisant seule sentir. Il faut alors que la distance comprise entre la face F et l'axe A A' de la glace du tiroir soit au moins égale à la demi-course augmentée du
rayon minimum de la came et d'un jeu de 4 à 5 millimètres, par exemple.
Fio. 206. >- Tiroir Farcol à deux cames.
11 faudra donc toujoure veiller à ce que la face F du buttoir K soit à la distance voulue, afin que la machine puisse marcher à pleine admission.
Le système de distribution de Farcot ne peut servir aux machines rapides, à cause de l'importance et de la fréquence des chocs dus au fonctionnement de l'appareil. L'allure dépasse difficilement 80 tours à la minute.
Quand les détentes deviennent considérables, les cylindres augmentent et, par suite, les espaces morts. Pour éviter autant que possible cet inconvénient, on a fractionné la détente en deux parties reportées aux deux extrémités du cylindre, ainsi que l'indique la figure 206. Chaque tiroir est gouverné par une came spéciale.
La transmission de mouvement du modérateur à la came qui doit permettre la variation de détente en marche se fait de la façon suivante {fig, 207) :
FiG. 207. — Commande de la came du tiroir Farcot.
DËTKNTt DKS SIACHIM;» A CVLI.NDKl:: LMgrt: 2^5
Le modérateur Farcot, décrit djins un préi-édent ilmpilre (p. 182), esl relié par un levier L' à la tige T, qui s'élfcvc ou s'abaisse selon sou influence.
Une tige V (ilelée sur partie de sa longueur est reliée à la lige T par un joint I et peut faire tourner un cadran denté monté sur un axe A qui agit sur la came de détente. On peut aussi agir à la main sur la came de détente au moyen du volaat L.
Détentes Farcot modifiées. — Sysieme Thomas et Laurens. — Pour éviter l'usure rapide produite par les chocs répétés (quatre par tour de manivelle) de lu came et des heurtoirs le long d'une simple génératrice, MM. Thomas et l.aurens ont remplacé la came par un coin qui offre une surface de choc bien plus considérable et qui subit par suite une usure insignifiante. Les bultoirs K ont alors l'inclinaison du coin. Ce système n'est malheureusement pas facilement réglable par le régulateur. Aussi y a-t-on renoncé.
StfsUme Hertay. — Dans le système Herlay, les buttoirs fixes et le coin sont mus par un excentrique spécial, et l'admission peut prendre toutes les valeurs depuis les plus faibles jusqu'à l'admission totale.
Syntème de laSociètéde Pantimfig.lQH]. — Dans ce système
on a iuterjwsé, entre le tiroir T et la glace tiroir S mù par uu second excentnque circula
296 MACIIlNIvS A VAPELB
Le tiroir S est établi pour introduction fixe Je 0,9. Le tiroir T, accompagné de ses tuiles de détente, constitue la distribution Farcot ordinaire.
L'épure de cette distribution montrerait que Ton peut obtenir des introductions beaucoup plus étendues qu'avec la détente Farcot ordinaire (*j.
Toiles de détente à ezcentriqaes. — Détente et systèmes dérivés Meyer. — Pour permettre les allures rapides, ou a cherché à éviter complètement les rencontres de pièces et Ton a commandé les plaques ou tuiles de détente par un excentrique spécial.
F'o. 209. Fio. 210.
Deux cas sont à considérer suivant que la plaque de détente P découvre les orifices du tiroir principal T par ses arêtes extérieures comme dans la figure schématique 200, soit que l'admission se fasse pour les arêtes intérieures, comme dans la figure 210.
La première disposition permet les faibles admissions et, par suite, les grandes détentes.
La deuxième disposition convient, au contraire, aux grandes admissions de vapeur.
Premier cas. — Admission par ies arr.tes extérieures. — Sî l'on considère l'épure circulaire du tiroir principal, on aura comme à l'ordinaire les diamètres TT* et PP' {fig, 211) faisant ejitre eux l'angle do calage. Le cen-le représentera la trajectoire du bouton de manivelle motrice et du centre d'excentrique du tiroir dcdistribution comme d'habitude; mais, de
' Voir les Machines à vapeur actuelles, de M. Buciietti.
DÉTKNTË DES MACHI?
:9 A CÏLINDBE LMQLt: 297
du centre d'excentrique
plus, il représentera la trajectoi de la tuile de détente.
Si cette dernière et le tiroir de distribution avaient même angle de cala(;e, il est évident que leurs positions respectives ne varieraient pas l'une par rapport à l'autre. Si, pai- exemple, l'on suppose que, pour la position moyenne du grand tiroir.
la tuile de détente obture les orifices de ce dernier, l'admis- ■ sion ne pourra jamais se produire. Pour qu'elle puisse avoir lieu, il faut nécessairement que l'excentrique de la tuile de détente soit calé en avance sur celui du tiroir, afin que l'ori- 11 ce soit largement démasqué, quand ce tiroir commencera ii ouvrir l'orifice d'admission de la glace.
En supposant que le mouvement se fasse dans le sens de la llèche F, pour une po.silion M de l'excentrique-tiroir, l'excentrique de diUente sera, par exemple, en D, de telle sorte qiie MOH = 7.
Le tiroir de distribution s'étant déplacé de Mm depuis sa position moyenne et la tuile de détente s'étant déplacée de Drf, celle-ci aura découvert Torifice ou tiroir de
Dd - Mm = MN.
Cette quantité MN, qui dépend évidemment de la position du point N, dépend aussi de la valeur de Tangle f. La détente commencera à se produire quand la valeur de MN sera devenue nulle, fait qui se produira quand la corde MD sera devenue perpendiculaire à TT' suivant M'D'. Pour ces positions M' et D' des centres d'excentrique, les deux points M et N se confondent en M' qui est la position de la manivelle au moment de la détente.
On en déduira la position P'4 du piston, en tenant compta de l'obliquité de la bielle. La fraction d'admission aura donc été P'PV
Si Ton cherche géométriquement le lieu des points N, en appelant p le rayon d'excentrique que Ton suppose commun aux deux tiroirs, on démontre que Ton a pour équation de ce lieu :
x^ — '2xy sin Y + y* = p^ cos^ y,
qui représente une ellipse dont le grand axe est incliné à 4d°, c'est-à-dire se confond avec la diagonale du carré circonscrit au cercle d'excentrique.
Les demi-axes de cette ellipse a et 6 ont pour valeurs :
a-:pcos| + psin^
Or:
6 = pcos ^ — psin ^«
P cos ^ zzz OG = GS, p sin l = M'G.
Donc :
a — GS + M'G = GS + GD' = D'S.
On peut donc tracer l'ellipse par points ; son axe est la diagonale SOS', et le point M' est évidemment un point de Tellipse.
Si Y est nul, c'est-à-dire si les deux excentriques ont même calage, l'équation devient x^ + y^ =: p^, c'est le cercle d'excentricité. L'admission est toujoui*s nulle.
Si Y augmente progressivement, l'ellipse s'aplatit de plus en plus ; pour y = 90°, l'équation devient :
qui représente deux droites confondues suivant la diagonale SS'. Puis on retrouve les mêmes valeurs comptées à l'inverse.
On peut remarquer sur l'épure que la fraction d'admission théorique maxima sera obtenue quand la corde M'D' deviendra tangente au cercle en T'. L'admission aura lieu pendant la course P'P'a du piston, en tenant compte de l'obliquité de la bielle.
L'angle f peut devenir au maximum théoriquement égal à AOA', le point A étant la position de la manivelle pour l'avance à l'admission ; mais on voit qu'alors la détente a lieu quand la manivelle est en A, puisque AA' est perpendiculaire à TT'.
Le piston ne peut donc recevoir à ce moment de pression motrice.
Si, au contraire, l'angle y est très petit, les détentes se produisent pour des positions de la manivelle voisines du point T et sont, par suite, moins considérables ; mais les valeurs de MN sont toujours très faibles, et, par suite, les orifices très peu ouverts ; il y a alors laminage de la vapeur, et le fonctionnement est défectueux.
Pratiquement la valeur de y est généralement prise égale à 60°.
On voit donc, en résumé, que ce système de distribution
ne permet que de faibles admissions. Les valeurs en sont
comprises entre 0 et P'P'j au maximum, soit au plus --■ environ à la course.
Deuxième cas. — Admission par les arêtes intérieures, — Un examen de l'épure analogue {fig, 21 2J au précédent mon-
trera que, pour que radmission soit possible, il faut cette fois que Texcentrique de la plaque de détente soit en retard sur Texcentrique du tiroir.
FiG. 212.
A la position M de la manivelle et de Texcentrique du tiroir correspondra la position D de Texcentrique de détente, f étant Tangle de calage. La valeur de NM donne la quantité dont sera découverte la lumière d'admission du tiroir. Pour un angle de calage donné y, la détente aura lieu quand DM sera venu en DM' perpendiculairement à TT'. L*ellipse, lieu des points X, se trouve avoir pour grand axe l'autre diagonale. On remarque alors que les positions de la manivelle au moment de la détente se trouveront dans Tare T'X inférieur. L'arc parcouru pendant l'admission sera bien plus considérable que dans le premier cas. Ce dispositif convient donc aux faibles détentes et aux grandes admissions.
Le maximum AOA' := Y^ ^^ l'angle y produit la détente
DÉTENTE DES 'MâGHINES A CYLINDRE INIQl E 301
quand la manivelle est en A'. C'est précisément le point où le tiroir principal la produirait lui-même. A ce moment, la position du piston est P'2. La plus faible admission correspond au point T'. La position correspondante du piston est P'|. Donc théoriquement les admissions varieront de P'P'^ à P'P'2, cette dernière étant l'admission propre du tiroir normal, tandis que, dans le premier cas, elles variaient de OàP'Pj.
Le système d'admission par les arêtes extérieures est fort employé ; il a été réalisé dans le système Meyer et ses dérivés. Le tiroir Meyer est très rarement établi pour réaliser Tadmission par les arêtes intérieures.
Tiroir Meyer. — Il faut d'abord remarquer, en considérant Fépure (fig. 211), qu'on pourra très facilement faire varier la détente en changeant l'angle de calage f, la détente pouvant alors se produire entre les positions A et T' de la manivelle. Mais la réalisation de cette condition exigerait un mécanisme compliqué. Dans le système Meyer on modifie la détente en changeant la position des plaques de détente.
mmmM
Fio. 213.
Dans la figure 211 on n'a étudié qu'un côté de la distribution, l'avant-cylindre. PourTarrière-cylindre, les résultats seraient identiques, et la même plaque K pourrait servir, par le déplacement de son autre arête, à réaliser l'admission voulue ; mais il serait impossible alors de faire varier la position de ces arêtes des deux côtés dans le même sens, au moment où l'on voudrait réaliser la variation de détente. Aussi, dans le tiroir Meyer, a-t-on disposé deux plaques distinctes K, K', une