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DÉTENTE I

MACHINAS A CÏLIXDRK UNIQUE 327

de la face inférieure du piston p', il est violemment chassé dans son corps de porape et, entraînant le tiroir avec lui, il le ferme. L'air aspiré par le piston p' se comprime et s'échappe par l'orillce o, qui lui a permis d'entrer; il amortit ainsi le choc que produirait la descente violente du piston p.

La tige T revenant ensuite de droite i gauche, la double flasque BC fait remonter la manette assez haut pour que l'enclenchement se produise au moment où le mouvement va changer de sens.

L'excentrique 0 permet de faire varier la délente par le régulateur, car sa partie excentrée s'élevant en même temps que les boules du régulateur, fait déclencher plus tôt la plaque de détente et sa contre-plaque et, par suite, diminue la période d'admission.

L'autre excentrique G' marche eu sens inverse du premier, et il a pour but de faire supprimer l'introduction dans le cas oii les pièces de commande du régulateur viendraient h se rompre. Dans ce cas, les boules étant complètement tombées, la partie excentrée de (1' se trouve en contact avec le doigt F et l'écarté assez de l'axe pour que l'enclenchement ne puisse pas se produire.

ivelle coudée MOM' est

nêtenle Cail (fig. 236). — Une t

montée folle sur l'axe du tiroir, et son extrémité M' sert d'ar-

338 MACIIIM^S A VAPElll

tiuulation à 1» pitce P, (|ui poiie l'ongle E d'accrochage. Ce dernier peut encleimlier la louche t de distribution llxée sut- Ift secleur S calé sur l'arbre ; au poiut F de la pièce P est articulé uq levier FG, terminé par une came 0. qui peul appuyer sur la surface du secteur S, si le Ipvier FG vient ù tourner autour de F. A ceL elTel, ce levier est relié au modérateur, qui peut ainsi faire varier la détente, puisque l'action de la came sur le secleur provoque le relèvement de la pièce P et le dégagement de la touche t.

■Hli- \\heel"c!i i/îfl. 237

- Celln dislribiilton

li du tiroir d'éi •ier EB, calé si

déjà décriles. Les deux distributeurs d'admission cl d'échappement, au lieu d'être indépendanlK l'un de l'autre, se commandent mutuellement.

\ji ligui-e 237 iudiquc lu disposition des tiroirs cylindriques; A et A' sont les tiroirs d'admission ; on voit sur la lîgure que la vapeur passe par les deux côtés du tiroir. F. et E' sont les :3. tiroirs d'échappement. Sur

la ligure 238, l'axe E est Iiappemeiit, A celui de l'admission; un bair l'axe E de l'échappement, reçoit le mou-

UËrH:.NTK DES AIACIU.NER A CVr.l.NDHE UMQI'E 320

vement de l'excenlrique manœuvrant ainsi le tiroir. Au point C du balancier BE se trouve une articulation autour de laquelle oscille d'abord la pièce P portant le cran u de détente, ensuite la pièce II sur laquelle glisse le coulisseauc, articulé à l'extrémité de la manivelle m de commande du tiroir. La virgule V de détente, fixée après lu pièce P, peut venir butter contre la came D, reliée au levier I. commandé par le régulateur. Une manivelle spéciale n est reliée par la tige k & l'appareil de rappel; le mouvement du balancier BE pi-oduit par l'excentrique provoque l'enlratuement du cran k, du coulisseau et, par suite, du tiroir; l'admission a lieu jusqu'à ce que In came D, rencontrant la virgule V, dégage le coulisseau el abandonne le tiroir à l'efTorl de l'appareil de rappel. On se sert pour ce dernier de contrepoids à ressort.

Machine à quatre tiroirs plans et à déclics. — Ces machines ne permettent pas Je réduire l'espace morl dans des proportions aussi grandes que les machines Corliss.

Machine de {fuillacq (système Wheetock). — Ce système n'est autre que le système Wheelock, préci^demmenl décrit, dans lequel les tiroirs cylindriques sont i-emplacés pai' des tiroirs plans T et T' à orifices multiples.

On voit sur la figure 239 la coupe suivant les axes des tiroirs, l^s glaces sont en forme de gril sur lequel glissent

les plaques obturatrices. Les axes rotatifs o et o' de manœuvre transforment leur mouvement de rotation en mouvement rectiligne du tiroir à l'aide des manivelles om, o'm et des bielles w6, m'b'. Les surfaces de contact sont très faibles, de sorte que, les orifices étant un peu ouverts, la pression de la plaque sur la glace est très faible, et Faction du régulateur est facile. Ces tiroirs sont fixés au cylindre sans boulons ni joints. L'adhérence est due à la conicité seule. L'ensemble du tiroir et de sa transmission peut être très rapidement séparé du cylindre, à l'aide d'un coup de maillet, afin d'être visité.

Détente Wannieck et Kœppner (fig, 240). — Le cylindre est indiqué en G. Les tiroirs, au nombre de quatre, sont disposés

Fie. 240.

tels que celui indiqué en T sur la figure et se déplacent perpendiculairement à Taxe du cylindre. Deux sont situés

en haut pour l'admission et deux en bas pour l'échappement. La touche de déclic se trouve en A*. C'est par l'ergot n que se fait l'entraînement du tiroir. Le point R reçoit d'un levier oscillant un mouvement horizontal alternatif, qui entraîne l'ergot n et le tiroir. Le déclenchement se produit par la rencontre du levier RL avec le buttoir B variable de position par le ré-

gulateur. Ce buttoirest (\xé au levier BDE dont rextrémité peut être élevée ou abaissée à l'aide du coin représenté en F en coupe, et dans la figure 241 en élévation. La tige GH qui porte ce coin peut Atre déplacée horizontalement par le régulateur; le coin soulève plus ou moins le buttoirB, et la valeur de la détente peut ainsi être déterminée.

Machines à quatre distribatears à soupape. — Les soupapes employées dans les machines à quatre distributeurs se déplacent normalement à l'ouverture. Dans la distribution par tiroirs, l'effort constant à vaincre est celui du frottement, déterminé par la pression dorsale; dans les soupapes, la pression, une fois vaincue, s'établit par-dessous, et la soupape s'équilibre. Mais les corps étrangers ne sont pas aussi facilement expulsés qu'avec le tiroir.

Pour amortir les chocs, on équilibre les clapets à peu près complètement, et on les dispose de façon à présenter des ouvertures multiples au passage de la vapeur.

Soupape de Cornouailles (fig, 242). — Cette soupape est à double siège et offre, au moment de sa levée, double passage à la vapeur. On voit que sa forme est telle que la vapeur tend, d'une part, à l'appliquer sur son siège en agissant sur la surface annulaire A A', et, d'autre part, à là soulever en agissant en RB'. Suivant la valeur des rayons, on aura tel degré d'équilibrage que l'on voudra. Les couronnes d'appui, ou sièges, de la soupape doivent être très faibles; en général, on leur donne de o à 8 millimètres d'épaisseur. Ces soupapes se construisent en fonte dure.

Soupape double américaine, — La figure 243 donne le dessin de cette soupape; on voit que le clapet inférieur est plus petit que le clapet supérieur, ce pour que l'ensemble des

Fig. '242.

deux claijets soil mainte i «ïtrairp la snupapu.

MACHINES A VAPF.UR

Soupape li manchon {fig. 244). — Dans ce dispositif, c'est le dinmi-tre inférieur qui est le plus petit; la forme spéciale des clapets est telle que la soupape est encore appliquée i^iir

Machine Sutier ifig. â4.>). — Dans ce système, tes quatrt* soupapes sont mues par une distributioa à déclic; clinqut' t^xtif^milé de cylinilri- est desservie par deux soupapes, l'unt* supérieure pour l'admission, l'autre iuféneure pour rêcha|ipemeut.

Les espaces morts ne sont jamais inissi réduiLs qu'avec la dislriliution C^orliss.

I.e cylindre est à enveloppe de vapeur E et protégé paiune enveloppe de bois R ; les soupapes sont appliquées sur leur siège par des ressorts anlagoutsles. 11', t.es liges T et T des soupapes portent de petites liiblesde buttées K, K'. sur lesquelles viennent agir les extrémités des leviers coudés MI.N, MI.N' o.scillant autour de L et L. Le levier M LiN d'échappement est mil par la bielle N'S', suspendue au point fixe li et terminée par un giilet roulant G', sur lequel vient agir périodiquement une ontne C, destinée à produire l'écliap-

i>éti':kte dics !iiachim':s a cvunurk imulc 5 pement. Celle came est montre sur un axe 0, parallélt;

cylindre, qui est inûpar deux engrenages cylindriques tguux.

33i MAC&INËS A VAPEUR

Sur ce même arbre, projeté en 0, se trouve Texcentrique D, chargé de faire mouvoir les soupapes d'admission . La bielle de transmission est divisée en deux flasques AA', formant un cadre abcd et réunies par des entretoises a6, cd; dauh Tentretoise ab coulisse une tige F portant une articulation N, placée à l'extrémité du levier MLN. La tige F est reliée à un étrier H portant la touche de détente I, qui est elle-même reliée à Textrémité J de la manivelle JU, par la bielle de liaison JJ'. Celle-ci peut varier de longueur au moyen d'un écrou X pouvant rapprocher ou éloigner les points J et J' à volonté, au moyen de deux tiges filetées en sens inverse.

Le taquet d'entraînement est fixé aux flasques de la bielle en Q. C'est ce taquet qui, sous l'influence de l'action de l'excentrique, vient en contact avec la touche I et entraîne la tige F qui commande la soupape. Le mouvement de l'excentrique détermine, pour l'arête de contact du taquet Q, un mouvement elliptique modifié par le mouvement que peut prendre le point N. Pendant l'entraînement de la touche I par le taquet Q, le système se rapproche de l'axe 0. Le taquet, dans son mouvement, tendra, au bout d'un certain temps, à abandonner la touche I, et la soupape sera brusquement ramenée sur son siège.

La rapidité de ce mouvement et l'importance du choc sont limités par un cylindre à air.

Il y a donc glissement entre la face inférieure du taquet Q et la face supérieure de la touche L La longueur de ce glissement et, par suite, l'instant auquel commencera la détente, varieront évidemment avec les positions respectives de Q et de I. Si on déplace la touche I, on pourra donc faire varier la détente. Ce déplacement s'effectue à la main pour les grandes variations, à Taide de l'écrou X.

En cours de marche, le régulateur peut agir sur la détente au moyen de la tige P et de la manivelle V qui, faisant tourner l'axe U, entraîne la rotation de la manivelle UJ et, par suite, le déplacement de la touche L

Pour figurer sur une épure les difl'érentes positions des organes de distribution, on trace en 0 fig. (246) le cercle d'excentrique; puis, connaissant les longueurs de la barre

DÉTKNTE DES MACHINKS A CÏLIBDBK UMQtlE

dédoublée AA' et la position du ta- »

quel Q sur ces barres, longueurs qui pF.

dépendent de conditions pratiques T^

et des dimensions de la machin^ "t

on trace faciiemenHellipse décrite j|.j

par l'arête active du taquet R- On suppose que Textrémité de !a barre dédoublée du côté de la traverse ab décrit la ligne droite xx.

Les déplacements de la touche 1, quand elle est entraînée par le taquet, sont sensiblement parallèles à cette même droite, tandis que, sous linnuence du régulateur ou du réglasse à la main, ces déplacements lui sont sensiblement perpendiculaires et dirigés suivant yy'.

Aux positions 0, 1, 2,3 de l'excentrique conespondronl les points 0, I, 2, 3 de l'aréle du taquet sur l'ellipse. Celte arête rencontrera la touche I quelque part sur yy'. On voit donc que le choc se produit au moment de la vitesse maxima de lexcentrique qui, è. ce moment, se trouve au point 0 de sa course. Pour cette raison, les vitesses de rotation de cette machine seront peu élevées.

On voit de suite, sur cette épure, quelles seront les valeurs de ladmission. Pour la position * de la touche I sur yy', l'admission aura lieu pendant le parcours 04 de l'Hlipse et, en 4 de l'ellipse, la touche sera abandonnée, l-a levée de la soupape est pi-oporlionnolle i^i la distance 44 comprise entre l'ellipse elJ/y', puisque c'est la longueurUont on déplace le point D du levier dac-

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