MACHINAS A VAPEUR
tioii (le lu soupape. .I/admission maxima ost égale h la coui'se onlière, puisqu^on pi^ul amener la touche jusqu'au point iO. La levée maxima de la soupape est proportionnelle îi la hauteur 5îi du demi-grand axe de l'ellipse. 5^i l'admission est entière, la section de passage diminue dans la deuxième partie de la course. On peut, sur le cercle d'excentrique, représenter les positions de la manivelle. Au moment où le centre d'excentrique est en 0 et où l'admission va commencer, le [)iston doit se trouver dans la position d'avance à l'admission. On aura donc, de suite, la position de la manivelle. Les courses du piston se compteront sur la ligne 01 p du cercle d'excentrique.
La levée de la soupape ne dépasse généralement pas 20 à 2% millimètres pour les grandes puissances, et 18 à 20 millimètres pour les petites.
Le diamètre des soupapes se prend généralement égal aux — du diamètn^ du cylindre pour l'admission. Pour
l'échappement, on augmente cette quantité d'une certaine valeur égale à iO ou 15 millimètres.
Deuxième système Sulzer {fig. 2i7). — Sulzer modifia sa distribution et créa le type dit de 1 878 qui est représenté en schéma sur la figure 247. L'arbre de commande est placé latéralement en 0, la dis[»osition générale étant d'ailleurs la même que précédemment. Sur cet arbre se meut un excentrique «le rayon OA relié à une bielle AB suspendue en C à la bielle oscillante CD, D étant le point fixe. En E, sur la bielle AB, s'articule la tige EF commandant l'échappement. L'admission est réglée parles bielles GH et IC, cette dernière s'articulant simplement en C, tandis que la première s'articule à l'extrémité d'un levier coudé GBK dont le point K est lui-même relié par KL à Te xl rémité d'un levier LMN coudé d'équerre t't soumis à l'action du régulateur. I,e point I, extrémité du levier CI, oscille autour du point fixe P à l'aide de la bielle PI ; ce point I sert d'articulation au coude HIQ relié en H, à la tige GH. L'extrémité Q de ce coude agit sur le levier RS de la soupape dont l'axe est figuré en TT'. Sous l'influence de l'excentrique, la tige CI entraîne le coude HIQ et soulève la
DÉTENTE DES MACHINES A CYLINDKK TNIQUE 337
soupape; mais Tinflueuce de la tige GH provoque une rotation du coude autour du point I et force ce dernier à quitter l'extrémité R du levier de la soupape. Celle-ci se referme brusquement, et la délente commence. L'équerre LMN, en
Fio. 247.
obéissant au régulateur, agit sur la tige GH par l'intermédiaire du coude GBK et modifie la détente. Avec ce dispositif, rouverture des soupapes est lente et sans choc; on peut alors marcher à des allures rapides pouvant aller jusqu'à 140 tours. L'inconvénient de ces machines réside dans la complication du. mécanisme.
Système de la Société de VHorme de Saint-Chamond. — La figure 348 indique la commande des soupapes. Le levier MOP est fou sur l'axe 0. Le bras OP constitue un
MACHINBS A VAPKUR.
338 M\i'.HI»KS A VAfKUK
secteur muni d'une denl d'accrochage D. La manivelle ON, mup par rexcentrique, porte un fa;| déclic F, ijui peut èlre amené au
^;i contact de lu dent D ù l'aide d'un
^: ressort R agissant sur I& queue ('•
du déclic. La détente estréglable par le modfraleur, par l'intermédiaire d'une came C qui, appuyant sur la queue fi, peut vaincre l'action du ressort et dégager la denl de manière à permettre la fermeture brusque de la soupape.
Système Lecointe (fig. 249). — L'excentrique agit sur le levier L, Pi^ j^g qui commande une traverse T
actionnant deux bielles pendantes B, B', réunies à deux autres bielles C, C, dont les
eittrémlli's sont i
irliculé autour du
point D. Los bielles pendantes portent les déclics E, E', pressés par les ressorts R, R' qui les amènent au contact des leviers S, S' manœuvrant les soupapes. Le régulateur, agissant en D, règle l'écart des bielles pendantes et, par suite, le plus ou moins de valeur de l'admission.
Machine (Textraction de la Société (VAnzin (fig, 250). — Une coulisse de Gooch G, manœuvrée par les barres d'excentrique E, E', actionne une tige de traction T qui commando un levier L, lequel fait mouvoir à son tour la bielle B. Colle-ci
Fio. 2.J0.
agit enfin sur le leviei G, oscillant autour du point D. Ce point D forme lui-m^mo l'extrémité d'un levier coudé DFK, mis en mouvement par la tringle L, actionnée par l'extrémité H du levier GH, articulé au point lixe M, et dont le mouvement est dû au léger va-et-vient du point de suspension G de la coulisse.
Los soupapes, dont les axes sont en XX', sont mues par les coudes P, P' articulés aux bielles Q, Q', qui sont munies de touches R, R'. Celles-ci peuvent être entraînées parle mouvement du taquet N, placé à l'extrémité du levier C. Los positions do R et do R' peuvent régler le moment où le taquet N les abandonne, de manière à produire la détente. A cet elfet, la traverse SS' oscillant autour du point fixe 0, et à
■MACHINES j
laquelle sont suspendues les extrémités des bielles Q, Q' peut être inclinée plus ou moins à l'aide de la tringle T et du petit levier coudé VV, qui est mis eu mouvement par le
modérateur par rintermédiaire des tiges y et y' et du coude Z.
Le changement de marche nécessaire dans les machines de mine s'obtient par la manceuvre du levier A et de la tringle (.
Les soupapes d'échappement telles que X| sont commandées par la tringle C au moyen du coude Pj.
On voit, sur la figure 251, la forme du taquet N, et sa trajectoire, qui lui permet de repousser à droite ou à gauche les touches R et R', de façon il ouvrir les sou-
Si la marhine est entraînée à contre-vapeur par i'elTorl résistant, l'air aspiré par l'échappement se comprime dans le cy- fi". '-'.■rflindrc, mais ne peut s'échapper
par les soupapes d'admission, en raison de leur construction ; le cylindre Tonne alors frein énergique. Quand l'aira atteint une certaine pression, l'échappement se fait par des soupapes spéciales. On voit sur la ligure 253, en S, ces soupapes
d'échappement. On y voil aussi que les soupapes d'admission et d'échappement sont superposées l'une à l'autre et placées latéralement aux extrémités du cylindre. La soupape supérieure est celle d'admission.
La capacité A communique avec le cylindre. En cas d'excès de pression dans ce dernier, la soupape reste appliquée sur son siège, par suite de la difTérence des surraces soumises à la pression.
Système Audemar (Pg. 253 et 254). — La commande des soupapes est faite pui' un arbre à came creux 0 qui, pour
Fio. 253. — MMile Audemiir.
le changement de marche, peut se déplacer latéralement en coulissant sur un arbre plein A, qui reçoit le mouvement de l'arbre moteur. Les caijies agissent sur des buttées sphériques B, Tori-iint ainsi le levier L ù tourner autour de l'axe C et à soulever la soupape par l'intermédiaire de la tige M et du balancier N.
Dans ce système , les soupapes ne sont pas abandonnées au moment de la détente, mais sont accompagnées par la tige de commande.
Fio. 254.
La figure 254 montre la disposition des cames sur Tarbre de commande 0.
Distribntears à moarement continu. — Ces appareils sont extrêmement rares. On aura Toccasion d'en citer un exemple à propos des distributeurs de machines à deux cylindres.