MACHINES SANS PISTON A PRESSION DIRECTE
trouve au milieu de la hauteur du cylindre, c'est-à-dire sensiblement à la hauteur du centre de gravité du système mobile.
La figure 330 représente le type classique de la machine oscillante de Cave. La distribution se fait par l'intermédiaire du seul point fixe du cylindre, c'est-à-dire du tourillon. Il s'ensuit qu'il y a des fuites par les Joints des axes et des irrégularités dans la distribution.
Ces machines olTrent cependant encore certains avantages dans la Marine ou dans les endroits fort encombrés, à cause du peu d'emplacement qu'elles occupent.
Machine de Schmidt (fig. 331). — Le cylindre est oscillant; mais la distribution, au lieu de se faire par Taxe d'oscillation, se fait par un tiroir T ilxé au cylindre et oscillant avec lui. La glace G est cylindrique et présente trois orifices, l'un A pour l'admission, et les deux autres E, pour l'échappement.
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Fig. 331. — Machine de Scbmidt.
Le cylindre, muni de son distributeur, est appliqué sur la glace par deux axes d'oscillation 0, passant dans les orifices
de deux flasques F, réunies par une traverse qui assure le contact à l'aide d'une vis de pression V. Cette machine permet d'obtenir des mouvements de rotation rapides.
§2. — Machines rotatives
Dans les machines rotatives, la paroi mobile qui subit la pression de la vapeur et la transmet à Tarbre moteur n'est plus un piston se déplaçant parallèlement à lui-même, mais bien une cloison rectangulaire tournant autour d'un de ses côtés.
Il suffit alors que ce piston spécial soit monté sur l'arbre
moteur même, pour qu'on puisse immédiatement supprimer ia tige du piston, la bielle et la manivelle. En résumé, le mécanisme de transmission est supprimé. On supprime ainsi les refroidissements et condensations dues aux entrées et sorties de la tige, les vibrations, les points morts. Malheureusement les fuites et les frottements produits ont rendu jusqu'à présent inu- ^'"' tilisables, pratiquement, les ma-
chines construites d'après ce principe.
La première en date est la machine rotative de Watt (/î(^. 332). L'arbre moteur 0 occupait l'axe du cylindre à vapeur et portait un manchon M, calé surTarbre, muni d'une cloison C formant piston rotatif et frottant contre les parois du cylindre; A et E sont les tubulures d'arrivée et d'échappement. En !• se trouve un diaphragme articulé en K, formant joint sur le manchon et qui peut, à un moment donné, se loger dans une cavité disposée à cet effet; le piston C peut repousser lui-même le diaphragme et le loger dans sa rainui^. Après le passage du piston, le diaphragme retombe et l'admission s'ouvre ; quand C arrive au contact de D, l'échappement