MACHINES SANS PISTON A PRESSION DIRECTE
s'ouvre. Od voit qu'il y a toujours ui) arc mort qui esL franchi par le volant.
Hachine Pillener 6t Hill {fiq. 333). — Cette machine est composée de deuic cylindres C, C, se coupant suivant deux génératrices communes. L'arrivée de vapeur se fait en A à la partie inférieure et l'échappement en E ; le distributeur, qui est un robinet oscillant, est situé en U.
Les cloisons mobiles ou pistons sont deux engrenages épicycloïclaux formant joints étanches sur le cylindre. M s'ensuit que la vapeur rencontre, en cas de fuite, une série de volumes successifs, dans lesquels elle peut se détendre. L'usure des organes de cette machine est assez considérable.
Machina de Behrens {fig. 334 à 340). — C'est une des machines rotatives ayant eu le plus de vogue. Elle comporte deux arbres moteurs réunis par des engrenages égaux, de façon h. se commander l'un l'autre. La ngure 334 représente le piston rotatif P venu de fonte avec un manchon s'eraboltant dans le couvercle. Le
MACHINES A VAI>ECB
vide enlre lui-même ni l'arbre moleui-, vl C'
vide est comblé par un manchon venu de fonle avoc u couveirli^s.
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Ces manchons portent, entrp les deux arbres, des évidenients cylindriques destinés au passage des pistons rotatifs.
Les ligures 33S à 340 représentent les diverses phases d'une rolntion.
Sur la figure 335, le piston P est moteur, A i^tanl l'admission, E l'échappement. Dans la ligure 336, le piston P' livre à l'échappement le volume de vapeur qui l'avait fait mouvoir précédemment. Dans la ligure 337, une certaine quantité de vapeur d'échappement s'emprisonne dans la capacité médiane ; puis dans la ligure 336, le piston P' devient moteur, tandis que P devient équilibré, ses deux faces supportant la même pression. Les mêmes phases se reproduisent alors pour le piston P'.
Hotenr rotatil FiltB^(^!7. 34< ). — Ce moteur si' compose : 1° D'un piston P en Torme de poulie à fkme pleine dont le moyeu est calé gur l'arbie de la machine ;
2» D'un cylindre alésé au diamètre extérieur du piston el ayant même axe que lui ; ses deux tonds sont constitués par des couronnes de largeur égale à l'intervalle compris entre le moyeu et la jante du piston, el dont la surface est non pas plane, mais hélicoïdale ; elle est composée, pour chaque fond, de deux demi-hélicoïdes ayant mSmes extrémités aux sommets d'un même diamètre. Chacun des deux Tonds a ainsi l'aspert de deux derai-lilets de vis à pas de sens contraire. Par suite de cette forme, les fonds ont deux gêné-
ratriœs G, (i', en contact avec Vàme du piston, et deux autres, G|, (i\|, près du bord de la jante. Ces génératrices sont diamétralement opposées, de sorte que Tintervalle entre les fonds est constant sur tout le pourtour du cylindre;
3® De deux obturateurs mobiles 0, 0', situés dans un même plan diamétral du cylindre et pouvant glisser dans deux fentes pratiquées dans Tàme du piston ; ils ont pour longueur la distance comprise entre les fonds, de telle sorte que, pendant la rotation du piston, ils divisent constamment avec les génératrices G et G chacun des deux espaces libres du cylindre en trois parties, et ils subissent des déplacements parallèles à Taxe, par suite de la forme bélicoïde des fonds.
Chacun des fonds présente deux orifices, Tun, a, à droite de la génératrice G, communiquant avec la conduite d'amenée de vapeur, Tautre, c, pour Féchappement. Par rapport à la génératrice G', Torifice d'admission est à gauche, et celui d'échappement à droite.
Si l'on considère les trois compartiments!, II et III formés d'un coté du piston, on voit que, dans le compartiment I, où arrive la va[>eur, l'obturateur 0 est poussé et détermine la rotation de l'arbre. Le compartiment II a été rempli de vapeur pendant son passage devant l'oritice d'admission <i, et, comme il augmente de volume jusqu'à ce que les deux obturateurs soient horizontaux, il y a une légère détente de la vapeur ; avant que cette position soit atteinte, l'obturateur 0' offrant une plus grande surface que l'autre, la vapeur fait tourner l'arbre de son côté. Au-delà de cette position, le compartiment II communique avec l'échappement. Le compartiment III est à l'échappement.
Les mêmes phases se reproduisent sur Tautre face du piston, mais elles sont diamétralement opposées. Par suite, la machine travaille comme si elle était à deux cylindres avec manivelles à 180°.
Comme il n'y a pas de points morts, un volant est inutile.
Si l'on fait passer la vapeur d'échappement dans une seconde machine plus grande que la première, on a ainsi un moteur rotatif compound.
Dans cette machine, les fuites sur les fonds sont relativement considérables ; la dépense de vapeur est également
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très élevée. Néanmoins on a employé ces machines, pendant longtemps, à la mise en mouvement de pompes rotatives destinées à l'épuisement des cales de navires. Les deux appareils, pompes et machines, étaient montés sur le même arbre.
Dans les machines en bon état, la consommation de vapeur atteint 5 à 6 kilogrammes ; elle arrive au chiffre de 8 kilogrammes pour les machines moins bien soignées. Les autres machines rotatives atteignent 10 kilogrammes et au-dessus. Bien que les résultats obtenus aient été jusqu'à présent médiocres, on peut dire que les machines rotatives dérivent d'un principe excellent et qu'il serait désirable d'en poursuivre la réalisation pratique.
§3. — Machines ou la vapeur agit par pression
DIRECTE sans l'iNTERMÉDIAIRE d'uN PISTON
Dans cette catégorie de machines on ne rencontre guère que les monte-jus et les pulso^iètres.
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Vapeur
En principe, un monte-jus se compose d'un réservoir R
(fig. 34i bis) communiquant, d'une part, avec le réservoir A contenant le liquide qu'il s'agit d'élever et, d'autre part, avec la chaudière à vapeur par la conduite B. La colonne ascendante C descend jusqu'au fond du réservoir; T est un robinet de purge d'air. Le jus étant introduit par le robinet V dans le réservoir R, il suffit d'ouvrir le robinet M pour donner passage à la vapeur qui, pressant sur la surface du liquide, la force à s'élever dans la colonne montante.
Pulsomètres. — Les pulsoraètres ne sont qu'un perfectionnement de l'antique machine de Savery (Voir Historique). Ils ont déjà été décrits dans le volume Chaudières à vapeur. Ces appareils présentent, sur les autres machines à élever l'eau, de grands avantages au point de vue de la facilité d'installation, de la rusticité et du facile entretien de leurs organes. Ils ont l'inconvénient d'exiger une dépense considérable de vapeur. Cette dépense peut atteindre deux ou trois fois celle d'une pompe ordinaire.