‹ Machines marines. Cours de machines à vapeur professé à l'École d'application du génie maritimeChapitre 38 sur 99 · INO · texte numérisé non relu

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On déduirait de là :

Joessel, opérant avec les pressions de service, en employant frottoirs, de 5 centimètres carrés de surface chacun, a trouvé, pour 1 et l'aotifriclion,

I^es deux valeurs de /"correspondant aux pressions de 20 kilogran et de 100 kilogrammes, conduisent à la formule,

a ter) /■= 0,036* (^y"

D'un autre côté, en opérant dans des conditions identiques, mais des ^ottoirs de 10 centimètres carrés de surface chacun, les frotten observés ont donné,

Ces valeurs de f ne concordent pas avec les précédentes, et elles duiraient à une formule différente de (7 ter). Mais, pour faire ces; désaccord, il suffit d'augmenter toutes les pressions n du seconi bleau, dans le rapport constant 1,17. On doit donc supposer q pression se répartîssait plus irrégulièrement dans la seconde d'expériences que dans la première, à cause de la plus grande été de la surface frottante, et que le facteur 1,17 tient compte de cett férence de répartition.

Joessel a reconnu de plus que le coefficient f augmente légèn avec la vitesse V. L'ensemble des résultats de ses expériences se ré dans la formule.

(8) f=0,Oi{j^)

\om^

ou, en revenant à Texpression de ^, dans la formule ,

(9) *=:0,04P«'«S«'* yO'W.

Cette dernière formule est suffisamment approchée, pour servir à évaluer les pertes de travail dues au frottement. Nous ne tiendrons pas compte du facteur V°»®*, dans les calculs suivants.

122. — Travail résultant du frottement sur les principaux organes des machines. — D'après la formule qui précède, le travail du frottement, sur une portée quelconque d'une machine, a pour expression, au lieu de (2),

(10) Tr = * V = 0,04 P0'« 80 -• V*^.

La pression P se compose de deux éléments distincts :

1"* Une partie proportionnelle à la pression de la vapeur, ou plutôt à Tordonnée moyenne p sur les pistons, qui fait perdre une fraction du travail moteur indiqué, de plus en plus faible à mesure que p augmente, puisque le travail moteur est proportionnel à p V.

a* Une partie indépendante en principe de p, due au poids des pièces, au serrage des presse-étoupes, à la pression des garnitures de piston, etc., qui, en réalité, augmenterait cependant un peu avecp, si Ton considérait le cas d'une machine tournant à vide, en faisant rentrer dans cet élément de P les pressions sur les parties frottantes dues aux forces d'inertie.

Dans la machine en marche normale, l'action des forces d'inertie sur P se rattache mieux à l'élément proportionnel à p, dont il ne change pas, d'ailleurs, la valeur moyenne pendant une révolution complète.

Nous considérerons d'abord les frottements dépendant de l'ordonnée moyenne p, qui s'exercent principalement sur les glissières, les soies des bielles, les paliers du vilebrequin et le palier de butée.

Sur la glissière, la pression totale P est égale, en moyenne, pendant un tour complet à 0,1S de la pression de la vapeur sur le piston. La charge n étant de 4 kilogrammes environ, le coefficient f est égal à 0,0228 d'après la formule (8). La vitesse est exactement celle du piston. Le rapport du travail résistant sur la glissière au travail indiqué sur le piston F est donc,

fraction très peu importante.

La pression sur le piston se transmet ensuite intégralement sur trois tourillons, savoir :

Le pied de bielle, sur lequel le chemin parcouru par les parties frottantes est approximativement,

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