‹ Machines marines. Cours de machines à vapeur professé à l'École d'application du génie maritimeChapitre 53 sur 99 · RN · texte numérisé non relu

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D'un autre côté, la charge totale H, ou différence de pression, de l'orifice de la prise d'eau à la mer, à l'orifice de sortie de la décharge, est sensiblement proportionnelle au carré de v, et peut s'écrire

Le travail mécanique f, du moteur de la pompe, proportionnel à la fois au débit Q et à la charge H sous laquelle ^il s'opère, est proportionnel à t>3 ; il serait proportionnel à N', pour les différentes allures d'une même turbine.

Considérons maintenant ce qui se passe dans la turbine seule. Soient u la pression à l'entrée des ailettes, n la pression à la sortie des ailettes, r le rayon intérieur des ailettes, R le rayon extérieur des ailettes, a> la vitesse angulaire.

Nous avons la relation très simple,

(23) n-rT=^(R>-r^).

La dififérence de pression n — u fait équilibre à la charge H ; le terme ri est négligeable en présence de R< ; enfin » R est égal à v. L'équation (23) ne fait donc que reproduire Téquation (22), en indiquant que la constante (^ doit être égale à Tunilé.

En réalité, (a est différent de l'unité, mais il est à peu près constant pour une même turbine, à toutes les allures, et il constitue alors ce que l'on nomme pouvoir manomélrique de celte turbine.

Considéré sous la forme (24), et non sous la forme moins rationnelle

le pouvoir manométrique varie, d'une turbine à l'autre, suivant des lois assez faciles à suivre par les constructeurs, pour chaque modèle d'appareils. Le rendement mécanique, qui peut être représenté par le rapport,

(25) 4. ou ^

est aussi à peu près constant, pour une même turbine, à toutes les allures. De plus, il doit être constant, quand le circuit complet de Feau à travers la pompe et le condenseur présente les mêmes résistances passives.

Pour les turbines de circulation, il convient de prendre les rendements mécaniques comme terme de comparaison, et non les pouvoirs mauométriques, parce que la puissance du moteur f est toujours mesurée dans les essais, tandis que la charge H n'est jamais observée.

Le tableau XXXVIII contient les données principales d*un certain nombre de turbines de circulation, ainsi que les rendements mécaniques et les principaux rapports nécessaires pour calculer les dimensions de turbines, de forme semblable et de débit différent.

Les calculs relatifs aux turbines de circulation ne 'peuvent pas être très précis, parce que le débit Q des appareils en service n'est pas exactement connu et ne peut être donné par aucun jaugeage géométrique. Il est impossible, en effet, de faire décharger une pompe de circulation à l'air libre, sans changer la charge H et toutes les conditions du rendement.

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