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L*encombreinent horizontal se compte d'une cloison de la chambre à Tautre de la chambre des machines; il dépend à la fois des dimensions de l'appareil, et de la largeur des coursives de circulation, à peu près constante et indépendante de la puissance de la machine.
La largeur des machines peut être accrue, jusqu'à la valeur permise par la largeur du bâtiment, sans qu'il en résulte d'augmentation pour l'encombrement proprement dit. Arrivée à ce point, elle rencontre une limite absolue, qu'il est impossible de dépasser.
La longueur est la dimension horizontale qui représente le mieux l'encombrement de la machine à bord. 11 y a toujours intérêt à la réduire au strict minimum. Comme on peut faire varier, d'ailleurs, la longueur des navires elle-même, beaucoup plus facilement que leur largeur, il n'y a pas une limite absolue, pour la longueur totale des chambres de machines, comme pour leur largeur totale.
L'élément principal dont on dispose, pour faire varier la largeur et la longueur de la machine en sens inverse l'une de l'autre, consiste dans la position assignée aux tiroirs par rapport aux cylindres, et, par suite, dans le choix de l'appareil de conduite des tiroirs, auquel cette position correspond.
Pour diminuer la largeur, il faut placer les tiroirs sur l'avant ou sur l'arrière des cylindres; l'axe de leur lige, situé dans le plan longitudinal de la machine, est alors dirigé vers l'axe de l'arbre; dans ce cas, l'appareil tout indiqué, pour la conduite des tiroirs, est la coulisse Stephenson.
Pour diminuer la longueur des machines, il faut placer les tiroirs à bâbord ou à tribord des cylindres; l'axe de leur tige est alors situé dans un plan parallèle au plan longitudinal de la machine ; la conduite par la coulisse Stephenson exige l'emploi de leviers coudés; il est plus simple de recourir à la barre Solms ou Marshall comme appareil de manœuvre.
D'après ce qui précède, le choix du mécanisme de mise en train, Stephenson ou Marshall, semblerait devoir être déterminé par la largeur dont on dispose, en vue de bien utiliser toute cette largeur et de diminuer la longueur en conséquence. Mais la diminution de longueur de la machine obtenue en plaçant les tiroirs latéralement n'est jamais qu'une faible fraction de la somme des profondeurs ou des diamètres des boites à tiroir et peut, dans certains cas, se réduire presqu'à rien. La longueur des arbres à vilebrequins, en effet, ne peut pas descendre au-dessous d'un minimum égal à la somme de la longueur des paliers, des vilebrequins, des excentriques, etc. ; ce minimum est tel qu'il est possible, à peu de chose près, de placer les tiroirs dans l'axe, à la con-
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dition toutefois de remplacer toujours par deux tiroirs, les tiroirs cylindriques uniques qui seraient trop encombrants.
Comme exemple du changement de longueur, correspondant au changement de position des tiroirs, nous prendrons les deux appareils d'égale puissance du Cassard et du d'Assasy qui ont tous deux des barres Marshall, le premier avec un seul tiroir par cylindre, le second avec deux tiroirs. Pour ramener dans l'axe les tiroirs du Cassard, il faudrait allonger la machine de i",60 ; mais, pour faire la même opération sur le d^AssaSy il suffirait d'un allongement de 0",40 ; la somme des longueurs occupées dans Taxe, par les tiroirs qu*on y établirait, serait de 10™,40 sur le Cassard et de 9",20 sur le d^Assas. Des études comparatives, faites à l'occasion de navires en projet, confirment les indications précédentes. La coulisse Stephenson peut donc presque toujours être adoptée, sans inconvénient au point de vue de la longueur de la machine.
Il y a grand intérêt, d'ailleurs, à ne pas réduire les longueurs des arbres à vilebrequins au strict minimum, et à assurer, au contraire, un accès facile aux bielles, aux excentriques, etc. Les machines de l'Amirauté anglaise sont, à ce sujet, de bons modèles à consulter; l'espace y est largement distribué, comme on le voit, figure 367, pour l'appareil du Goliath.
Considérons maintenant, non plus l'encombrement horizontal de tout un appareil comprenant plusieurs machines. Tableau LU, mais seulement celui d'une machine simple, de manière à faire disparaître l'influence du mode de division; nous trouvons alors une loi assez continue entre la puissance et l'encombrement, loi très différente de celle de la proportionnalité. Une courbe moyenne tracée à l'aide du tableau LU, dans lequel la plus grande puissance f est celle de 14.000 chevaux du Kaiser- Wilhelm-der-Orosse conduit au tableau LUI.
Tableau LUI Encombrement horizontal par mille chevaux
Puissance
Encombrement
Encombrement
de la machine
en mèlres carrés
par mille chevaax 1000 5
Ce tableau montre clairement combien l'encombrement par cheval
augmente, à mesure que la puissance diminue, et combien, par suite, la division en plusieurs machines est nuisible, au point de vue de l'espace horizontal nécessaire à un appareil.
236. — Poids des machines. — Bien que les tableaux de poids de machine ne puissent actuellement, ainsi que nous Tavons dit, être regardés que comme de simples listes d'exemples à consulter et à discuter, leur étude pennet de poser les bases d'une analyse ultérieure, qu'il ne serait pas possible d'entreprendre au sujet de l'encombrement.
Tout d'abord, les machines doivent être classées d'après le service du navire auquel elles sont destinées. A ce sujet, il convient de se reporter aux distinctions établies au cours des chapitres VU et X, particuhèrement au tableau XIX, page 332, relatif aux coefficients d'usure, et au tableau XLVllI, page 574, relatif aux charges des matériaux. On est ainsi conduit, conformément aux remarques déjà faites, à considérer trois catégories distinctes de navires seulement, les bâtiments de commerce, les bâtiments de guerre, les torpilleurs.
Il convient, en second lieu, de classer les pièces d'après leur mode de travail, en réunissant dans un même groupe toutes celles dont le poids devrait croître, rationnellement, suivant les mêmes lois, ou suivant des lois analogues. Si le groupement est bien fait, les tableaux doivent permettre d'arriver, par un calcul simple, à des évaluations de poids très exactes pour les appareils projetés, surtout dans les ateliers où l'on construit constamment des appareils de destination analogue, dessinés d'après les mêmes principes, différant seulement par les dimensions et la puissance. On peut citer déjà, à ce sujet, les lois précises auxquelles M. Normand est arrivé pour les machines de ses torpilleurs.
Le classement adopté dans les tableaux qui suivent répartit les pièces entre les quatre groupes suivants.