I. Pièces fixes. — Ce groupe comprend principalement
Tous les cylindres, boîtes à tiroirs, plateaux et couvercles.
Les bâtis et glissières, plaques de fondations, paliers du vilebrequin et de la ligne d'arbres avec leurs accessoires.
Le presse-éloupes de l'arbre, les coussinets des arbres extérieurs.
Les appareils de graissage.
Le tuyaulage de vapeur et ses accessoires.
Le poids des cylindres, pour une charge R constante sur les parois, est sensiblement proportionnel au cube des dimensions linéaires de la machine, l'épaisseur e étant proportionnelle au diamètre d.
Les bâtis sont uniquement soumis au moment de flexion considéré n° 190, en présence duquel les efforts produits par la pression de la
vapeur sont négligeables ; ce moment de flexion est proportionnel à la quatrième puissance des dimensions, ce qui devrait faire donner au moment d'inertie 1 de leur section, une valeur proportionnelle à la cinquième puissance. En fait, rattache sur la plaque de fondation est le seul élément dont la fatigue préoccupe le constructeur, lorsque celui-ci fait un calcul de résistance ; les bâtis, toujours tracés par simple similitude, ont un poids proportionnel à celui des cylindres.
Les plaques de fondation subissent, comme principale charge, les forces d'inertie, qui sont, à valeur constante de la vitesse des pistons GN; proportionnelles au carré des dimensions D*, ainsi qu'il est dit à la fin du n* 89. Le moment de ces forces est proportionnel au cube des dimensions. Les plaques de fondation se tracent par simple règle de similitude d'une machine à l'autre, ce qui conduit pour elles, mieux que pour les bâtis, à une charge constante par millimètre carré.
Pour le tuyautage de vapeur, la section adoptée étant, comme nous l'avons vu au n** 24, proportionnelle au volume D*CN engendré par le piston, et la vitesse des pistons CN étant supposée constante, le diamètre des tuyaux est proportionnel à celui des cylindres; l'épaisseur des tuyaux doit être proportionnée à leur diamètre ; leur poids par mètre courant varie, par suite, comme le carré des dimensions. Le poids total du tuyautage, égal au produit du poids du mètre courant par la longueur, est proportionnel au cube des dimensions de la machine.
Toutes les pièces fixes de la machine forment ainsi un groupe dont le poids augmente sensiblement comme le cube des dimensions dans l'hypothèse de similitude très simple où nous nous plaçons.