‹ Machines marines. Cours de machines à vapeur professé à l'École d'application du génie maritimeChapitre 73 sur 99 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les aimées écoulées, entre le moment où j'ai professé ces leçons, et celui où des circonstances assez imprévues m*ont rendu le loisir nécessaire pour les rédiger, ont vu changer, sur bien des points, la théorie des machines marines, leur construction, et surtout le détail de leurs dispositions. J'ai eu, par suite, à apporter à mon cours tant de corrections et d'additions, que le titre de ce volume est à peine exact aujourd'hui.

Parmi les innovations actuellement appelées à faire leurs preuves, je n'ai étudié, toutefois, que celles déjà sanctionnées par le résultat de larges applications pratiques. Je n'ai pas décrit, par exemple, le système de mise en train hydraulique de M. Bonjour, qui sera essayé sur V In f émet et le Dupetit- ThouarSj et dont il est permis d'espérer beaucoup. Surtout, j'ai passé sous silence, comme destinées jusqu'ici à des navires trop spéciaux, les turbines à vapeur, bien que le premier succès de l'honorable Ch. Parsons sur la Turbinia ait déjà conduit à une application importante sur la Viper y et qu'en France, les travaux de M. Sateau aient permis d'aborder la construction de la Libellule avec des chances de succès. Un système de moteur, qui supprimerait les trépidations sur les petits navires, serait appelé, pour les torpilleurs et les yachts, tout au moins, à un grand avenir.

Une expérience faite, au cours même de l'impression de ce volume, a apporté la confirmation demandée, aux expériences du Lavoisier et du Galilée, dont il est question à la fin du n*" 142. L'hélice à petit moyeu du Lavoisier a été trouvée de nouveau supérieure à l'hélice à gros moyeu du Galilée^ mais la différence est moindre que celle trouvée d'abord ; le coefficient d'utilisation M est plus fort avec le petit moyeu qu'avec le gros, de 1,1 pour cent seulement, en moyenne.

Les parties de mon Oouis relatives aux machines horizontales ont été supprimées. Je renvoie, pour ces machines, aux ouvrages plus anciens, le Traité de M. de Fréminville et celui de M. Bienaymé.

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