‹ Machines marines. Cours de machines à vapeur professé à l'École d'application du génie maritimeChapitre 9 sur 99 · V-rf:*»w ABC · texte numérisé non relu

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Fig. 29. ^ Dv Chayla (cylindre fl P) .

courbes D E, D, E„ figure 27; mais cette perte résulte entièrement de l'étranglement à l'admission, et correspond à une économie équivalente sur le poids de vapeur détendue ; il y a même de ce côté, un allongement de la détente favorable à l'utilisation de la vapeur.

Pour étudier, figure 29, la courbe de détente D, G, relevée par l'indicateur, nous avons comme lignes de comparaison, à partir du point D, :

1"* Les courbes A, B, C, de détente adiabatique à différents titres déjà données plus haut, figure 3.

2° La courbe D de saturation de la figure 1 (tableau I, colonne P« Yi), qui tombe moins vile que les précédentes;

3"* L*hyperboIe équilatère E de la délente des gaz parfaits à température constante, qui tombe moins vite encore.

En raison de la réévaporation, qui sera étudiée au n® 36, la courbe de délente des diagrammes d'indicateur s'élève au-dessus du faisceau des adiabatiques; elle dépasse souvent la courbe de saturation pour se rapprocher de l'hyperbole équilatère ; elle peut même dépasser cette dernière courbe, comme sur la figure 29, par Teffet des réévaporations intérieures.

Les constructeurs ont toujours choisi, comme terme de comparaison pour Tulilisation de la vapeur aussi bien que pour son travail, Thyperbole équilatère, qui présente des commodités de tracé particulières. Ils n'attachent pas d'ailleurs de signification théorique à cette courbe, et admettent volontiers que la comparaison avec la courbe de saturation, ou avec la courbe de détente adiaba tique au titre 1, offrirait plus d'intérêt.

La perte d'ordonnée véritablement inhérente à la période de détente est Celle qui résulte de la détente écourtée, lorsque la vapeur est évacuée en E, figure 30, avant d'être descendue en 6, à la pression du conden-

seur, ou du réservoir d'évacuation. Cette perte, uniquement due à Tinsuffisance des dimensions du cylindre, est représentée par l'aire E F G.

Dans les machines marines, à Tintroduclion de 0,6, l'aire EFG est importante; elle peut atteindre 20 % environ de l'aire du diagramme d'indicateur {Hoche, essai du 21 oct. 90).

L'étranglement à l'admission, qui fait descendre la courbe DEenD^E,, figure 27, suffit pour rendre la délente complète et annuler la perte E F G, quand on marche à des introductions réduites. Il arrive même quelquefois, dans la marche à allure lente, que la détente se trouve poussée au delà du point G correspondant à la pression pendant l'émission. Dans ce cas, la pression vers la fin de la course, est inférieure à la

contre-pression sur le piston dans son mouvement de retour, figure 31; le diagramme se termine ainsi par une boucle de travail négatif.

Fig. 31. — ChOiselouihLaubat (cylindre HP, introduction 0,35).

L'ouverture à l'évacuation, qui marque la fin de la période de détente, est toujours placée un peu avant de la fin de la course E.

Si révacuation se faisait exactement en E, figure 32, la pression E F ne tomberait, pendant le mouvement de retour, qu'après un parcours F6 du piston. Le diagramme aurait alors la forme représentée en pointillé, figure 32, et il subirait, comme perte, toute l'aire du triangle curviligne EF6. Avec Tavance à l'évacuation e^F, on obtient le diagramme figuré en traits pleins; la perte est beaucoup moindre, parce que la vapeur s'échappe pendant le court instant d'immobilité du piston aux points morts.

Fig. 32.-^ Hoche.

Quand l'avance à l'évacuation est exagérée, le diagramme présente une des formes données en pointillé sur la figure 33; la perte de travail, qui en résulte, peut être aussi forte, ou même plus forte, que celle due à \me avance nulle.

Fig, 33. — Hoche.

L'avance à l'évacuation, de même que l'avance à l'admission, a rarement un effet appréciable sur la valeur de Taire totale du diagramme.

Ces avances ont surtout de Timportance, au point de vue de la douceur du mouvement à obtenir et des chocs à éviter dans la bielle, aux passages du piston aux points morts.

27. — Période (Tévacuaiion. — L'évacuation a lieu par un tuyautage, dont la section se calcule toujours en fonction de la surface S et de la vitesse v du piston, à Taide de la formule (5), et reste par suite égale à celle de l'ancien tuyautage d'admission. Cette section ne doit être réduite pour aucun motif; il est bon de l'augmenter, au contraire, quand c'est possible.

L'application des deux formules (5) et (6) conduit, pour la vitesse dans les tuyaux d'évacuation, à la formule (7).

Les mêmes orifices des cylindres servent pour l'admission et l'évacuation, avec cette différence qu*ils n'ouvrent que partiellement à l'admission, tandis qu'ils sont ouverts en grand pendant une partie de l'évacuation.

Avec les sections d'écoulement ainsi déterminées, la contre-pression dans le cyLBP, la plus importante à considérer, dépasse généralement de Q^jS la contre-pression au condenseur pendant la marche à toute vitesse; cela conduit à une perte véritablement excessive, de 10 % environ, sur l'ordonnée moyenne totalisée. Pour la marche à petite vitesse, au contraire, au quart de la puissance, par exemple, la section des orifices se trouve largement suffisante; la perle d'ordonnée due à l'étranglement descend souvent au-dessous de 0^,1 .

Fig. 34. — Forban (graade Titasae).

Le tableau X a été disposé de manière à mettre en évidence la différence entre les conditions de marche à grande et à petite vitesse, sous le rapport de la contre-pression. Sur les diagrammes d'indicateur, la contre-pression a été mesurée un peu après le commencement de la course et au moment de la fermeture à l'émission au condenseur; la moyenne A, entre les deux nombres ainsi obtenus, a été prise pour terme de comparaison, avec la contre-pression n au manomètre du condenseur.

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