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de sables de riche teneur. En dehors de ces hasards momentanés, des bénéfices ont été réalisés soit par Tachât de l'or aux indigènes, soit par des travaux faits à la journée, payée à un taux relativement faible. L'or, en effet, existe presque partout à Madagascar, mais les teneurs rémunératrices ont été restreintes jusqu'à ce jour à des poches
Fig. 204. — Vanillier.
d'alluvion facilement épuisables. Il en résulte que ces exploitations sont, jusqu'à nouvel ordre, de petites affaires dont la chance principale de succès réside dans la proximité de la main-d'œuvre. Tel gisement, en effet, qui peut être rémunérateur sur les hauts plateaux, deviendra impossible à exploiter dans les régions relativement désertes. Le sluss en pareil cas peut suppléer à la main-d'œuvre pour le lavage des alluvions, mais je ne sache pas qu'il ait été encore employé industriellement dans toute l'acception du mot. Quant aux filons, on n'en a pas encore trouvé de trace vraiment exploitable. L'avenir nous réserve, il faut l'espérer, des surprises à cet égard.
Pour les autres mines, une concession de fer a été accordée aux environs de Tananarive, près d'une région que les indigènes exploitent depuis longtemps : il y a tout lieu de croire qu'une fabrication rationnelle donnera d'excellents résultats. Des affleurements qui ne permettent pas de déterminer encore, jusqu'à ce qu'on se soit livré à des sondages, si on se trouve réellement en présence de gisements carbonifères, ont été signalés dans le Nord-Ouest de Tile dans la province de Bavatobé. Des mines de cuivres, de plomb, d'antimoine, dje nickel, M. Lacroix vous l'a dit, existent encore : M. Vuillaume, chargé de mission par le Gouverneur général, en a rapporté des échantillons nombreux qui ont été déposés à l'Ecole des Mines où les intéressés peuvent en prendre connaissance. Quelques concessions ont été demandées, mais jusqu'ici les entreprises intéressantes semblent devoir se trouver principalement dans les cultures et Télevage.
Pour les cultures, elles sont de deux sortes : celles exclusivement tropicales et les cultures tempérées, les premières ayant pour centre d'action les côtes, les secondes les régions intermédiaires et celles de l'intérieur.
Sur les côtes, plusieurs plantations sont en pleine voie de prospérité, en particulier autour de Mananjary, de Hahanoro, de Maroantsetra, d'Antahala et de Fort-Dauphin, sur la côte Est; sur le Sambirano, la Mahajamba et les environs de Majunga, sur la côte Ouest.
Les plantes cultivées sont principalement la Vanille, le Café, la Canne à sucre, le Cacao et le Caoutchouc.
Les plantes à caoutchouc (fig. 207, 208 et 209) poussent naturellement à Madagascar et comprennent plusieurs espèces indigènes qui ont déjà donné lieu à d'importantes exploitations ; des études sérieuses ont été entreprises. Ceux que ces études intéressent pourront trouver tous
Fig. 205. — Caféier Libéria.
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les renseignements nécessaires tant dans le Journal Officiel de la
Fig. 206. — Canne h sucre.
colonie que dans la revue de Tananarive, les Notes, Reconnaissances et Explorations dont je vous ai parlé.
La Vanille (fig. 204), qui a donné de très beaux résultats et par la culture de laquelle quelques petites fortunes ont déjà été faites.
Quant au Café (fig. 205), des plantations nombreuses avaient été installées aux environs de Fianarantsoa. L'altitude et la rigueur du climat, par suite, n'ont pas permis aux espérances fon-^ dées sur ces exploitations de se réaliser, et il y a eu de ce côté des déceptions. Toutefois, dans les régions intermédiaires telles Fig. 207. - Manihot Giaziovi, A Diego. qu© les vallées du Mangoro et
de ses affluents, cet arbuste
semble devoir réussir à la condition de choisir convenablement
Fi g. 208. — Céara, arbre à Caoutchouc à Mananjary.
son terrain et son orientation.
Les échantillons de Café de Madagascar, qui ont figuré à rExposition universelle et sont actuellement au Jardin colonial de Vincennes, sont d'excellente qualité.
La Canne à sucre (fig. 206) pousse admirablement sur les côtes : le produit de sa distillation donne unexcellentrhum qui remplace peu à peu les importations faites jus(ju'à ce jour de Maurice, de Bourbon et des Comores.
Pour les autres cultures, les tentatives poursuivies dans les jardins d'essai des différentes provinces, et particulièrement dans celui de Tananarive, permettent d'espérer qu'on trouvera dans un avenir prochain à tirer parti des hautes vallées.
Le Ricin pousse à Fétat sauvage dans Tile : vous voyez quels résultats, à plus forte raison, on en tirera en le cultivant.
Le Giroflier (fig. 2i0) donne lieu à d'importantes cultures à Sainte-Marie.
Les tentatives d'acclimatation du Cacaoyer paraissent satisfaisants aux environs de Tamatave.
Le Poivrier (fig. 211) se rencontre sur la côte Est.
Le Manioc est, pour ainsi dire, une plante indigène.
Le Maïs vient partout à Ma-
Fig. 209. — Inlisy, arbre à caoutchouc du Sud de l'Ile.