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Madagascar et les Hova description, organisation, histoire

Parmi les diverses tribus ou peuplades, qui habitent Madagascar ot que l'on désigne sous le nom générique de Malgacfies : Sakalava, Bara, Betsileo, Betsimisaraka, etc., il en est une qui, par sa situation et. surtout, par ses prétentions, îmérite une étude à part, c'est celle des Ilova^ Etablis dans la province d Imerina, au centre même de la grande Ile africaine, à [)eu près complètement maîtres du pays des Betsileo au sud et de celui des Betsimisaraka à Test; occupant, par des gouverneurs et de petites garnisons, quelques autres postes à Tintérieur et tous les points importants des cotes, les Ilova ont été depuis longtemps reconnus par les Anglais comme les souverains de l'Ile entière, et enlin, acceptés comme tels par la Franco dans

1. Le mot de Hova esi un terme impropre, employé dans un tout autre sens à Madagascar. Dans le langage courant de Tananarivo, en effet, il veut dire : gens du peuple, roturiers, par opposition aux castes nobles ou Ândriana, et

appeler Hova un membre delà noblesse, serait lui faire une véritable injure. C'est Ambaniandro (sous le jour) tiu'il faudrait dire, ou bien, terme de méiiris fréquemment employé, .4 mAo<î/a/«6o (chiens, porcs). Mais puisque i usage a consacré parmi nous le mol de Hova, le mieux est de le conserver.

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le funeste traité de ibS'ù, Eii l'ait, ils ne possèdent pas la moitié de Tllo, mais ils prétendent bien en être les uniques souverains et ne souihir aucun concurrent, à plus forte raison, aucun dominateur ou protecteur.

Ce sont donc nos adversaires en apparence résolus d ciujouid liui ; ceux que uos soldais vont coiuJjattre et soumettre. Mais ce seront nos subordonnés et nos auxiliaires de demain, d aulaul plus utiles et plus précieux que nous saurons mieux nous en servir, et p%r conséquent, que nous les aurons mieux étudiés et les connaîtrons davantage. Il ne saurait donc être sans intérêt de se demander qui sont ces Hova, quel est leur pays, leur langue, leur nombre, leur puissance; d'étudier leurs mœurs, leur organisation, leurs coutuuics, leurs qualités et leurs défauts, leur armée et leur gouvernement, leur organisation intérieure et leur histoire ; de se rendre compte de leurs aspirations, de leurs aptitudes, de leurs ressources et de pressentir leur avenir.

C'est ce que j'ai voulu essayer de faire. Après une première étude nécessairement plus courte et plus rapide, sur Madagascar et ses Ilabitants\ j'ai repris le ménie travail sur les Hova. Comme pour le premier volume, je me suis entouré pour celui-ci de toutes les précautions nécessaires pour en faire un livre sérieux et utile. J'ai vu beaucoup des choses que je raconte; j'en ai puisé beaucoup d'autres dans un livre précieux entre tous et pas assez connu, Vingt ans à Madagascar du Père Abinal,

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