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ainsi : Ses marchandises seront transportées à moitié fret, et le produit de la vente de sa moitié servira au payement des gages arriérés des soldats; Pronis et La Forest fourniront à Fort-Dauphin les vivres, armes et munitions dont il a besoin ; ils transporteront gratuitement Flacourt et les Français qui voudront retourner en France; ils prendront à leur charge la solde, la nourriture et Tentrçtien des soldats qui resteront à Madagascar.
Ses compagnons, satisfaits de ces conditions, le pressent d'aller en France, de s'assurer des sentiments de la Compagnie et de défendre leurs intérêts. Ils lui promettent d'attendre son retour et de lui rester fidèles.
Il envoie en exil, à Bourbon, Antoine Couillard et sept autres Français, il rassemble le bétail mis en garde de divers côtés, approvisionne du riz et fait recouvrer les impôts ^
XLV. — Des cinquante Français qu'il avait sous ses ordres, Couillard seul était capable de le remplacer. Il n'y fallait pas songer. En le laissant vivre, Flacourt avait cru bien faire. Il ne pouvait aller plus loin dans la voie de la clémence; surtout il n'aurait pu, sans grand danger, élever au commandement le
> Flacourt, Relation^ IGolS, pp. 371-376. — Cai$êe pour laquelle..,, p. 15. — Lordélot, Défense pour Marie de Gossé Teuve de la MeiUeraye. — Malotst, op, cit., pp. 159 et suiy.
traître qui le voulut poignarder. Il avait justement sous la main son ancien lieutenant, dont il connaissait les talents et la loyauté. Sans hésiter, selon son habitude, il prit son parti. Il supplia Pronis de prendre le commandement et de rester à Fort-Dauphin pendant son absence ^
1 Flacoub,t, Relation y 1658, pp. 376 et suiT. — Cause pour laquelle.^, p. 16.