‹ Madagascar; sa description, ses habitantsChapitre 2 sur 94 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

J'ai rencontré chez tous une amabilité parfaite et un empressement à se mettre à ma disposition, qui m'ont vivement touché, soutenu, encouragé.

Tel chapitre — et ce sera un des meilleurs de mon livre — sur la géologie et la minéralogie, avec la carte qui l'accompagne, m'a été donné par M. Guinard, que la mort vient hélas ! de nous enlever. Ingénieur en chef de l'exploitation Suberbie et anciennement au service du gouvernement malgache, il avait étudié personnellement le sol de Madagascar sur une très vaste étendue, et le connaissait mieux que personne. La Faune, la Flore, la partie ethnographique sont empruntées à Wallace, Baker, Huxley, Pasfîeld Oliver; surtout aux travaux de notre grand explorateur M. Grandidier qui a bien voulu modifier, corriger, compléter mon travail et a été jusqu'à m'offrir de revoir les épreuves de mon livre... M. Jully, le très distingué architecte de la résidence de France, m'a fourni les matériaux du chapitre des forêts. M. Le Myre de Vilers enfin m'a communiqué toutes ses notes, m 'autorisant à en faire l'usage que je voudrais. J'y ai abondamment puisé.

A tous ceux-là, et à beaucoup d'autres, qui m'ont généreusement aidé de leurs lumières et de leurs encouragements, le Père Monteau, M. Paul Brée, de Vatomandry, MM. Plasse et Bonnet de Tamatave, etc., je suis heureux d'offrir ici la sincère expression de ma vive reconnaissance.

tNTRODUCTION. XI

Cet ouvrage, si je puis jamais le compléter, comprendra deux parties, Fune descriptive et l'autre historique. J'en publie la première aujourd'hui. Elle sera à peu près complète, et donnera, m'assure-t-on, une idée véritable et suffisante du pays et de ses habitants, de File en général et de ses maîtres actuels les Ho va.

Puisse mon livre atteindre le but pour lequel je Fai écrit, toujours avec intérêt, souvent avec amour et passion, c'est-à-dire faire connaître, apprécier, aimer en France la grande île africaine où nous avons une si noble mission de civilisation chrétienne à remplir.

JSrote. I. Pour les noms propres, j'emploierai fidèlement l'orthographe malgache. On pourra, pourlaprononciation, se servir des remarques suivantes :

Ve n'est jamais muet et se prononce toujours comme notre ê.

L'o se prononce toujours ou; ex. zoma, vendredi, pr. zemma.

La lettre s est toujours dure; ex. sy, et sikajy ; pièce de monnaie.

De même la lettre g ; ex. gidro, espèce de maki, pr. guidro.

Le j se prononce dz: filanjana, chaise à porteur; pr. filandzana.

L'accent est fortement marqué ; il est ordinairement sur la syllabe racine ; ex. Radàma.

La dernière syllabe des mots est très faiblement prononcée, et absolument nulle dans les terminaisons ko, na, tra, et même dans toutes les terminaisons en a. Radama, hova, lavitra (loin),pr. Radame, hoùve, lavitre.

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