‹ Madagascar; sa description, ses habitantsChapitre 26 sur 94 · III. — Eaux de Ramainandro · texte numérisé non relu

III. — Eaux de Ramainandro

Silice 0.160

Carbonate de chaux 0 . i 84

Carbonate de magnésie 0.075

Carbonate de fer traces

Alcalins 0 . 504

Sulfate de soude 0.277

Chlorure de sodium 1 . 500

Acide sulfhydrique 0 . 007

Acide carbonique 0. 187

Présentent une grande analogie avec Aix-la-Chapelle.

Telles sont donc les principales richesses minéralogiques de Madagascar.

Or, si on veut bien se rappeler que les explorations géologiques et minéralogiques y sont toutes récentes, puisque jusqu'après la guerre elles étaient rigoureusement interdites, qu'elles sont très difficiles et à cause de l'absence de coupe visible et, surtout, par suite du mauvais vouloir in-

vincible du gouvernement et des indigènes, comme aussi du manque de sécurité à peu près universel, et que, par suite, une très faible partie du sol de la grande île a pu être explorée, on conviendra que les éléments abondent pour que ce pays puisse trouver en son sous-sol un bel avenir industriel. Mais cet avenir ne pourra s'ouvrir devant lui, que lorsque son administration politique aura été radicalement renouvelée. Alors, mais alors seulement, des concessions seront accordées dans de bonnes conditions. Alors, mais alors seulement, les capitaux de France pourront s'y aventurer, les travailleurs pourront être recrutés , et les moyens de communication établis pour l'installation des moyens nécessaires d'exploitation et l'écoulement des produits. « Jusqu'à ce moment, il n'y a, nous pouvons l'affirmer, conclut M. Guinard, et il était payé pour le savoir, rien de sérieux à y tenter ». Une mission scientifique fut envoyée en 1891, elle était dirigée par M. Daléas, ingénieur des mines , accompagné de MM. Delhorbe et Rourdariat, et elle avait pour but d'étudier les ressources de Madagascar au point de vue industriel , agricole et commercial. Une année fut consacrée à ces études. Les conclusions en furent favorables, mais, en présence de la situation politique, il fut décidé de remettre à l'époque où la liberté et la sécurité du travail seraient assurées, la mise en œuvre des richesses naturelles que les études de la mission avaient permis de reconnaître.

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