A M. DE MAHY
DÉPUTÉ DE LA RÉUNION, ANCIEN MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE, chargé par intérim, en 1888,
du Ministère de la Marine et des Colonies.
Permettez-moi, Monsieur, en témoignage du patriotisme éclairé et de linfatigable activité dont, depuis trois années, vous avez donné tant de preuves pour la solution de la question de Madagascar, de vous dédier l'étude historique suivante, consacrée à Louis XIV et à la Compagnie des Indes orientales de 1664.
Je ne saurais placer ce livre sous un meilleur patronage que le vôtre; et la cause, c’est qu’à chaque instant, 1l y est parlé de cette grande île africaine, jugée du premier coup d'œil par Louis XIV comme étant d’une importance de premier ordre, et sur laquelle, vous le savez mieux que personne, il serait aujourd'hui d’un intérêt capital pour la France de faire enfin valoir ses droits.
Au reste, Monsieur, je ne crois pas que mon travail puisse trouver un lecteur à qui il soit plus susceptible de plaire qu’à vous, car J'y ruine l’argument dont on a le plus abusé depuis soixante-dix ans,