IL A M, DE MAHY
chaque fois qu'on à parlé de Madagascar et du champ immense que cette contrée pourrait offrir à la colonisation. J'y démontre en effet, pièces authentiques en main, que, si tous les essais d'établissement tentés dans cette île sous Louis XIV ont échoué, on aurait le plus grand tort d'en attribuer Ja faute à l’insalubrité de l’île ou au manque de ressources du pays ; mais que tout a été amené par des erreurs, par le manque de conduite et surtout par des dissensions, toutes choses qu'il aurait été au plus haut point facile d'éviter. |
Quand on aura lu ce livre, il sera évident à tous, que sans ces dissensions, ce manque de conduite et ces erreurs, la grande île malgache aurait été colonisée, dès le xvn° siècle, par la France, au même titre et aussi vite que le furent à la même époque ou plus {ard Bourbon, l’île de France, la Louisiane, les Antilles ou le Canada.
Veuillez agréer, Monsieur, lassurance de mes sentiments les plus respectueux et les plus dévoués,
Lours PAULIAT.
Paris, novembre 1883.