XX AVANT-PROPOS
nuité et d’une puissance d'application extraordinairement remarquables, et que toutes les probabilités, à moins de preuves contraires, sont que durant son règne 1l a nécessairement dû les utiliser.
Peut-être quelques-uns croiront-ils devoir aller plus loin ; peut-être, après nous avoir lu, s’en trouvera-t-il qui se regardent comme suffisamment fondés, pour soutenir qu'avec le Louis XIV que nous. leur aurons fait entrevoir, Colbert n'a jamais dû être autre chose que l'instrument et le commis du grand roi. Mais pour nous, nous en demandons si peu autant, que nous nous considérerions comme amplement satisfait, sr nos documents avaient pour effet d'amener les critiques qui ne veulent accorder aucune part au roi dans l’œuvre de Colbert, si nos documents avaient pour effet. disons-nous, de les amener à convenir d'eux-mêmes, qu'en somme et tout bien pesé, Louis XIV a dû au moins être pour son surintendant des finances, un de ses collaborateurs les plus infatigables et les plus intelligents.
Inutile d'ajouter que, le jour où l’on reconnaitra à Louis XIV une part vraiment personnelle dans les actes de ladministration de Colbert, il sera impossible de penser qu'il soit resté étranger au détail de ce que firent Louvois ou de Lyonne ; car il est clair qu'en raison précisément des conquêtes, de la gloire et des batailles qui étaient en jeu dans l'administration de ces deux derniers ministres, l'esprit, le goût et le tempérament de Louis XIV avaient tout particulièrement dû le porter à travailler avec eux.