ACTE PREMIER
MARIE
Ah ! tant mieux î
DE MORNANG.
Et puis-je maintenant, chère madame, vous demander quelques instants d'attention, car nous avons, rappelez-vous, toute la question du cotillon à régler.
MARIE
Je ne demande pas mieux. Mais j'ai peur do vous prendre votre temps. Il est près de six heures.
DE MORNANG.
Tout mon temps est à vous.
GEORGES, bas, à Henri.
Invite-le à dîner.
HENRI, à Georges.
Tu crois ?
GEORGES
Oui.
HENRI, à de Mornang.
Une chose bien simple; vous dînez avec nous.
DE MORNANG.
Mais...
HENRI
Sans cérémonie... n'êtes-vous pas de la maison ?
DE MORNANG.
Alors, j'accepte... si madame...
MARIE, embarrassée.
Mais certainement... (a part.) C'est ridicule.
DE MORNANG, à Henri, tirant un papier. Alors, si vous le permettez, madame et moi, nous allons nous mettre à travailler aux figures.
GEORGES, haut, à Henri.
Et si nous allions faire un tour, nous deux, pendant ce temps-là ?
HENRI, bas.
Tu veux?
GEORGES, même jeu.
Naturellement [ (Haut.) Allons, viens! (a Marie.) Gomme cela, monsieur et madame ne seront pas troublés par nos bavardages.
HENRI
Soit ! Allons ! (a Marie et à de Mornang.) A tout à l'heure, pour dîner.
DE MORNANG, à part, désignant Georges.
Il est charmant, ce mari-là I