‹ Madame AgnèsChapitre 109 sur 189 · HENRI, GEORGES · texte numérisé non relu

HENRI, GEORGES

Ils descendent en scène.

HENRI

Eh bien, qu'en dis-tu ?

GEORGES

Je dis que tout va bien.

HENRI

Il la serre de près.

GEORGES

Je te crois 1 Quatre valses de suite..

HENRI

As-tu remarqué comme elle a le teint animé ?

Oui... le teint rose... les yeux brillants. C'est clair... elle n'est plus la même. Ah dame 1... Depuis trois semaines qu'ils se trouvent ensemble tous les jours... et même plusieurs fois par jour...

HENRI

Trois semaines, oui. Il commence à faire du chemin, M. de Mornang.

GEORGES

Mais il a été long pour s'y mettre. Aussi nous a-t-il fallu lui faciliter la tâche et reculer le bal de quinze jours. Une fois la soirée d'aujourd'hui passée, les prétextes à ses visites cessaient d'euxmêmes.

HENRI

Enfin, tu crois toujours qu'il n'y a pas de danger ?

GEORGES

Mais non. Il suffit de raisonner. D'abord ici, rien à craindre. Tu les as laissés seuls ensemble et longtemps, cela est vrai; mais ici, les portes s'ouvrent, les domestiques entrent, les visites arrivent. Ici, avec toutes les interruptions, il faudrait une journée entière pour terminer une déclaration.

HENRI

Soit. Mais elle est sortie souvent, Marie, et sans explication ni contrôle.

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