LES MÊMES, AMÉDÉE
AMÉDÉE, en haut
Vous voulez me parler, monsieur?
ANDRÉ
Ce n’est pas moi# c’est ma femme. • '
EMMA
Écoutez, monsieur Amédée... (a André, en prenant Amédée ti part ) Pardon, mon ami... (Bas àAmcdée.) Vous allez faire tout de suite la démarche convenue.
AMÉDÉE
Oui, madame. • ■ ' .
EMMA
Pendant ce temps-là, j’agirai de mon côté. (Haut a André.) Quant à vous, mou ami, quel est l’emploi de votre journée?
ANDRÉ
Je vais aller au comptoir d’escompte pour faire vérifier ces valeurs nouvelles.
BlIUA, attachant ses bracelets.
C’est fait.
ANDRÉ
Ah! déjà?
AMÉDÉB.
Madame a envoyé ce matin.
ANDRÉ
Alors, j’irai au dock pour celle consignation.
EMMA, arrangeant son chAle.
C’est fait.
ANDRÉ
Ah!
AHÉDÉB.
Madame a fait retirer les warrants hier au soir.
ANDRÉ. / ,
’Ahl madame a fait retirer... Ah! bien, en cecas, j^irai chercher les mercuriales du Havi;e.
AHÉDÉE.
Madame les a fait demander hier malin.
ANDRÉ
Madame, toujours madame 1... Ah! ça mais, alors, je n^ai plus qu’à me croiser les bras... on ne me trouve donc bon à rien?
EMMA
Pardon, mon ami ; vous étiez hier à votre bureau de bienfaisance ; vous déranger de là, c’eût été faire tort aux indigents.
ANDRÉ
Bon! tu les aurais dédommagés; n’ouvres-tu pas ma caisse à toutes les bonnes œuvres?
EMMA, prenant le bras de son mari.
C’est encore une manière d’entrer dans vos idées...
ANDRÉ, l’embrassant.
Bonne Emma !
EMMA
Tenez, si vous étiez bién aimable, vous iriez vous-mômeà la pension de votre nièce; obtenez qu’elle vienne ici demain, jpour votre fêle, pauvre Louise! Oh! je me rappelle... à son âge, un jour de vacances! quelle joie!
I ANDRÉ
• Suffit... on ira... tu as toujours des idées...
EMMA, h Amédée. '
.. A propos, monsieur Amédée, c’est demain dimanche, et si ■ vous voulez bien nous donner votre journée...
AMÉDÉE
Ah 1 madame, que vous êtes bonne 1
EMMA, s’approchant d’André.
Adieu, mon ami.
■ . • lANDRÉ. ' n; . .
Je vais te conduire à la voilure. . . ’