SCÈNE II
AMÉDÉE, puis EDGARD et RABINEL.
AHféD^E, seul.
La maladroite ! M. André demande peut-être, dans celte lettre, qu'on permette à mademoiselle Louise de venir passer ici la journée de demain dimanche... et ils sont si rares les instants où j’ai le bonheur de la voir ! (Edgard et Rabinel se rencontrent & la porte.)
, EDGARD
Passez donc, mon cher monsieur Rabinel.
RABINEL.
Après vous, mon cher monsieur Edgard.
AHÉDÉE, b part.
Encore ce jeune dandy et ce faiseur d’affairesl, (lise remet à ses
écritures.)
RABINEL, regardant autour de lui.
Je croyais trouver ici M. André.
EDGARD
J’espérais rencontrer Madame. (Amédée les salue d’un signe de tête.)
RABINEL, à Edgard.
Un élégant de la Chaussée-d’Antin, à cette heure-ci rue Mauconseil?
EDGARDw
El vous, mon cher spéculateur, déjà en campagne?... Est-ce que la maison Rabinel et O® voudrait vendre à notre ami André les récoltes de sa dernière acquisition dans la Beauce?
BABIRF.L.
Vous n’y êtes pas.
EDGARD
Au lait, j’oubliais que vous autres, messieurs, vous n’achetez ces terres seigneuriales que pour les déchiqueter et les revendre en détail, morceaux par morceaux ; c’est le vandalisme du dix-neuvième siècle.
RABINEL. >
Que voulez-vous, mon cher gentilhomme, il n’y a plus aujourd’hui que de petites bourses; il faut bien se mettre à leur portée...
EDGARD
Pour les délier plus aisément.
RABINEL.
Eh! eh 1 les petites bourses font les gros portefeuilles. (A Amédée.) Ainsi, monsieur Amédée, le patron est déjà ea courses? C’est inouï comme je joue de' malheur! depuis quatre jours, à quelque heure que je me présente, impossible de le rencontrer.
AHéDÉE.
Madame va venir, si vous voulez... ' .