SCÈNE XVI
ANDRÉ, puis MATHIEU.
ANDRÉ, seul, entoure de livres et de papiers.
Ouf! c’est fini! Eh bien! clle^a.pris la chose assez gentiment!... Je croyais que ça sefait difficile que çn... là ^Voyons. (Prenant tes registres et les papiers.)*' AU pluS prCSSé d’a-
boi'd... nous disons la maison Orbanoff... (ii cherche.) d’O-
dcssa...oü ç.a est-il?... où diantre a-t-elle fourré la maison Orbanofl'?... et Riga aussi?... impossible de s’y retrouver. (Appelant.) Amédéel Anié'Jée,
MATDIEU, entrant par le fond, et lui tapant sur l’épaule.
Eh bien ! mon vieux !
ANDRé.
Hein? (Les papiers lui échappent des mains.) Ah! bon ! merci.
Qu’est-ce que lu fais donc là?...
ANDRE, ramassant les papiers.
Eli parbleu ! tu vois bien... je travaille.
MATHIEU
Ail ! lu travailles comme ça, toi? vcux-lu que je t’aide?
ANDRé.
Eh non, lu brouillerais tout... Reconnaissez-vous donc dans tout ça, maintenant!
MATHIEU, àdemi-Toix.
Dis donc... et la bourgeoise... comment que ça s’est passé avec elle ?
ANDRlé, toujours occupé de ses (rapiers.
Très-bien, mon cher, très-bien.
MATHIEU
Pour lors, je reste?
ANDR^, de même.
Puisque je te l’avais dit... (Cherchant.) Et Baltimore, dis donc, où prends-tu Baltimore?
MATHIEU, cherchant de tous cêtés.
Baltimore ?
ANDRÉ
Oui.
Ah !.. un pays! C’esl-y dans le Calvados ?
ANDRÉ
Eh non!
MATHIEU
Alors... connais pas.
ANDRÉ, appelant.
Amcdée !
MATHIEU
Dis donc, et la grande affaire? le mariage ?
ANDRÉ
C’est arrangé.
MATHIEU
Ah ! bah !
Puisque je te l’avais dit!
ANDRÉ
Alors, t’es donc le monarque ici, décidément?...
ANDRÉ
Puisque je corresponds avec Riga.
MATHIEU
Riga?