SCÈNE XVII. 3S
ARDH^.
Oui.
MATHIEU
Connais pas...
ANDRÉ, arrangeani les papiers.
I{;noranl!... Tiens, vois, que declioses! il s’agit d’abord d’Odessa.
MATHIEU, enlevant des registres.
Âllends, attends.
ANDRÉ
Quoi? qu’est-ce que lu fais?
MATHIEU
Tu me dis d’ôler ça...
ANDRÉ, criant.
D’Odessa! Voyons, veux-tu bien laisser tout ça! (Mathieu laisse tout tomiier.) Ail ! boii ! bien ! putapouf!
MATHIEU
Attends... (I1 ramasse les registres; en les remettant sur le bureau, il ren- Terse l’écritoire sur des papiers.)
ANDRÉ
Ah! sacristü... (Montrant les papiers couverts d’encre.) En VOilà de l’ouvrage ! en voilà de la correspondance !
MATHIEU
C’est vrai que le pâté est gentil... mais en essuyant.,.
(Il étale l’encre davantage.)
ANDRÉ, le repoussant.
Eh! morbleu! tiens-toi donc tranquille. (Regardant.) Juste 1 les connaissements, les factures... Je ne peux plus les envoyer comme ça.
MATHIEU
Nous en ferons d’autres... je vas te donner un coup de main.
ANDRÉ
Chut! écoute... qu’est-ce qui ronne là? cinq heures... c’est fini, le bureau est fermé.
MATHIEU
Fermé ?
ANDRÉ
C’est la règle de la maison, au coup de cinq heures tout est dit, les commis s’en vont, bonsoir aux affaires, et sous aucun piélexte... (Mathieu veut ranger.) Ne touclie donc pas... le bon ordre, l’exactitude, je ne connais que ça ; le reste à demain, c’est-à-dire à lundi.
MATHIEU
Oui, nous continuerons lundi.
ANDRÉ
Aussi bien mes invités vont venir.
MATHIEU
T’as de la société? inazclte! et ma tenue? attends que je me bichonne un peu... (n va a la glacc, rajuste son col de chemise, verso dans scs mains le fond du verre d’eauKle-Tie, et s’en Crotte les cheveux.)
MÂ[>AMK ANDRI^.
ANDRÉ. '
Eh ! voici déjà ce cher Rabinel.