‹ Madame Andre comedie en un acte (volume 2)Chapitre 35 sur 44 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

LES MÊMES, RABINEL, puis EDGARD.

RABINEL.

Ah ! je vous tiens enfin, mon cher André ! avec quelle joie j’ai reçu votre honorée lettre ! nous allons donc causer de ma grande affaire...

ANDRÉ

Bon! tantôt, après dîner...

RABINEL.

Oh ! diable, non 1 avant, s’il vous plaît ; je n’ai pas un momeol à' perdre... voilà quatre ioure que je cours après vous... et je ne vous lâche plus... ce brave André ! il y a longtemps que je me dis : il faut que je lui fasse gagner de l'argent.

ANDRÉ

A moi?

RABINEL, lui frappant sur l’épaule.

Ebl oui, parbleu! notre compagnie a mis la main sur une opération magnifique... une grande propriété à démolir, à déchiqueter... les morceaux en seront bons, je vous en réponds... on nous attends chez le notaire, à six heures... mais, au dernier moment, il reste encore à prendre une soixantaine de mille francs... j’ai parlé pour vous, c'est arrangé, je vous ai ménagé celle affaire là.

ANDRÉ

Je vous vois venir... Vous, voulez m’emprunter soixante mille francs?

RABINEL.

Une affaire d’or pour vous! le^, intérêts, l’escompte, et une part dans les bénéfices !

ANDRÉ

C’est possible, mais...

RABINEL, lui montrant des papiers.

Toutes les garanties imaginables... les meilleures signatures !...

ANDRÉ

Je n’en doute pas, mais...

RABINEL.

Mais quoi? qu’est-ce que c’est? Est-ce que par hasard madame André vous aurait prévenu contre moi?

ANDRÉ

RABINEL.

^ Je reconnais làsa tactique ordinaire... elle vous aura défendu

ANDRÉ

Halte là, s’il vous plaît, madame André ne défend rien.

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