‹ Madame Andre comedie en un acteChapitre 23 sur 79 · EMMA, AMÉDÉE · texte numérisé non relu

EMMA, AMÉDÉE

EMMA, riant.

Ah ! ah 1 ah 1 monsieur Amédée, avez-vous bien regardé, l’homme qui sort d’ici ?

AMEÜÉE.

Ce paysan P

EMMA

A sa tournure, vous n’avez pas deviné un rival ?...

AMÉDÉE

ün rival, lui !

EMMA

Il vient de me faire sa demande... que dis-je?... sa sommation peu respectueuse... au nom de. mon mari. s.

AMÉDÉE

Ah ! mon Dieu 1

Rassurez- vous... j’espère que Louise vous donnera la préférence.

AMÉDÉE

Ah I Madame, comment vous remercier de l’intérêt que vous daigniez prendre...

EMMA, reprenant le ton sérieux.

N’êtes-vous pas le frère de cette chère Eugénie, ma meilleure amie du pensionnat? Votre bonheur, s’il faut voua le dire, fait partie du plan que je me suis proposé.

AMÉDÉE

Un plan ?...

EMMA

André est de ces hommes qui, pour leur bonheur même, demandent à être un peu dirigés... Eh bien î me suis-je dit, s’il lui faut un guide, que ce soit du moins sa propre femme... elle n’aura en vue que son bien être, ses intérêts, et en effet, grâce à nos efforts, les voilà, je crois, hors d'atteinte.

AMÉDÉE

Ainsi j’ai bien deviné. Madame, ce domaine que vous voulez acquérir...

EMMA, avec un pou d’émo&m. >

C’est celui où il est né... où il a vu mourir son père... c’est celte même terre enrichie autrefois par ses travaux ; car la vraie supériorité d’André est là t .loin de la ville, et ce bien, ce bonheur, çq rêve... je vais le lui rendre, quand jl ctoit l’avoir perdu pour toujours. Qu’elle surprise pour lui ! quel jour de fête ! de votre côté, vous qui êtes sans fortune vous ferez pour Louise ce que j’ai fait pour André; celte maison qu’il lui serait pénible de céder à un étranger, vous la garderez comme son associé, et quelque jour, nous i penserons aussi à marier votre sœur. Voilà mon plan, qu’en dites-vous?

.i.i amédék, * .

Ah ! Madame, puisse-t-il réaliser !

EMMA

Nous sommes en bon chemin ; j'ai vu les frères Gallois, les .fonds qu’ils nous, doivcBt.eont tout prêts ; courez les prendre, joignez-y la réserve que nous avons en caisse, et allez terminer «liez le notaire.

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