ACTE PREMIER
dans la prose. Il y a tel ou tel de nos clients qui, pour nos yeux, a le front plus chargé de fatalité que les Werther et les Antony. (a Armand.) Pas vous, monsieur le comte!
DUPOKT.
Pas moi, j’espère I
B E RT IN, s’asseyant.
Oh 1 non I d’autres. Confesseurs des familles, médecins des inlé rôts, nous avons toujours, dans nos cartons verts, plus de romans... qu’un éditeur en vogue. On dit qu’une comédie ou un drame, ça donne biendu mal à faire : nousavonsbien plus de mal.nousautres, à conclure un mariage ou à faire signer. un testament... Et puis, voyez 1 quand les auteurs ont appelé la mort dans leur cinquième acte, ou quand ils ont marié Henriette à Léon, ils appellent ça un dénoûment, leur besogne est faite, ils s’en vont à la campagne. Pour nous, la mort n’est le plus souvent que le prologue ; le drame s’ouvre sur un cercueil ; et c’est quand nous avons marié Léon avec Henriette que la comédie commence.
Du café, papa ? (Madame Griois va près du marquis.)
BERTI N
Donne, Jeannette. (Achevant.) Enfin ! nos romans, à nous autres, sont encore plus longs tp e vos interminables feuilletons. Quand nous cédons nos études ils durent encore! nous cédons en même temps « La suite à demain. » El c’est bien plus longtemps que les plus grands succès que nos comédies tiennent fa scène, car pour nous la toile ne baisse jamais.
LE MARQUIS
Par Saint-Georges, Bertin, vous parlez comme une gazette I JEANNE, tout eu offrant le café versé par madamo Griois.
El papa qui ne nous dit jamais rien ! mais je le prierai tant qu’un soir...