SCÈNE III
ARMAND, JEANNE, RUFFIN, puis LE MARQUIS.
RUFFIN, annonçant.
Mademoiselle Bertiu!
JEANNE, entrant.
Bonjour, mon parrain... Tiens, M. le marquis n’est pas là!
ARMAND
Veuillez l’excuser, mademoiselle, il est à vous dans un moment, (il montre un siège à Jeanne, s'apercevant quo le marquis a jeté 14 son fleuret; il passe le fleuret h Ruffin qui a ramasse l’autre.)
JEANNE, tressaillant.
Qu’est-ce que c’est que cela?
ARMAND, sans répondre et tandis que RnfUn range les fleurets sans se hâter rt en écoutant.
Ah ! pardon ! — Tout le monde va bien, ce malin, mademoiselle, dans votre famille?
JEANNE, préoccupée.
Mais oui, je vous remercie, papa travaille; ma grande est déjà en route, cherchant des domestiques et une maîtresse de piano pour moi, et maman a une migraine... affreuse!... tout le monde, va très-bien.
ARMAND
Je suis heureux de l’apprendre.
Moi, je suis venue faire une petite visite à mon parrain.
ARMAND
Vous allez le voir... Le voici.
LE MARQUIS, rentrant de la droite.
Bonjour, mignonne! Tu es encore plus jolie aujourd’hui qu’hier!... c’est pour moi, le surplus? (L'embrassant.) Merci!
JEANNE, tout bas.
I! faut que je vous parle !
LE MARQUIS, la gardant encore dans scs bras.
Laisse-nous, Armand : je la veux pour moi seul!... Va-t’en, Ruffin ! (Armand entre cher lui à gauche après un geste amical. Ruflln disparait au fond.)