SCÈNE VII
Les Mêmes, ARMAND.
ARMAND
J’allais sortir, mon pere... mais... (il aperçoit George» et s'arrête; * part en le regardant.) Lui I (Haot.) Mon père, on vous a tout dit? LE MARQUIS.
Ouil...
ARMAND
Pourquoi?...
LE MARQUIS, reprenant.
Et j’ai causé avec ton adversaire, mon enfant.
ARMAND
Pourquoi, mon père?
LE MARQUIS
On a injurié notre honneur, Armand; notre honneur doit être vengé.
ARM AND, avec élan.
N’est-ce pas ?
LE MARQUIS, perdant déjà de ion assurance.
Bien vengé !
ARMAND, mêmejen.
Oh! soyez tranquille !
LE MARQUIS, s’excitant.
Pour cela, Armand, je veux te demander...
ARMAND, mêmejen.
Je vous remercie, mon père, de méjuger digne de notre nom. Je sais que, faible ou fort, il faut faire son devoir.
LE M AR QU I S, s'eicltant encor*.
Armand, je veux le prier...
ARMAND, résolu.
De ne songer qu’à l’honneur!...
LE MARQUIS, faiblissant.
Armand, je veux te supplier... (il regarde encore no Instant le visage animé d’Armand, puis, lui serrant énergiquement la main.) VOUS avez raison, mon fils, il faut faire son devoir.
GEORGES, se penchant vers lui.
Pouviez-vous croire qu’il accepterait ce que vous n’osez pas lui offrir ?
BE RT1N, de l’autre côté, au marquis.
Revenons aux excuses !
LE MARQUIS, vivement.
Oui, Berlin ; oui, aidez-moi! (II remonte au fond.)
B E RT IN, le retenant.
Monsieur Armand, l’homme que vous avez le plus aimé après votre père...
ARMAND, montrant Georges.
C’était lui !
BERTIN
Vous étiez aussi, vous, l’homme qu’il aimait le plus...
GEORGES, il Berlin.
Après vous.
BERTIN, h Armand.
La femme qu’il défendait contre vos paroles, songez que c’était samèie. Aujourd’hui que vous le savez... ne pouvez-vous effacer vos paroles d’hier?
ARMAND
Oui; si monsieur rétracte, avant tout, ce qu'il a dit ayant trait au marquis de Saint-Géry.