ACTE TROISIÈME
MADAME AUBERT, reparaissant par la deuxième porte de droite, et avant que Barte ait eu le temps do répondre. ,
Il est parti! (Avec égarement.) II est parti, monsieur!
BARBE
Ce jeune monsieur, n’est-ce pas ? Il a passé par le corridor, et m’a donné ce billet au crayon pour madame.
MADAME AUBERT, le lui arrachant et lisant.
« Ma mère, si vous ne me revoyez pas ce soir, c’est que j’aurai été forcé de partir subitement. Ne m'accusez pas, et aimez toujours votre fils qui mourra en vous bénissant... » (Laissant échapper le papier.) Ab! (Elle tombe sur nn siège, suffoquant.)
LE MARQUIS, se penchant vers elle.
Marie! (Se redressant aussitôt.) Non! (a Barbe.) Je vous la confie... (S’élançant vers la porte en criant- comme un Ton.) Il faut les retrouver! Il faut les retrouver I
MADAME AUBERT, elle se redresse. Avec des efforts douloureux, elle tâche de se remettre, de se souvenir. Au moment où tout lui revient et comme elle regarde à la pendule, trois heures sonnent. Avec on cri poignant.
Ab! il arrivera trop tard I (Elle tombe h la renverse.)
(Le rideau baisse.)