‹ Madame Aubert, drame en quatre actes, en proseChapitre 88 sur 88 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

mais l'obstacle n’existera pas longtemps! Flora est morte... (Portant la nain h sa poitrine oppressée.) madame Aubert se meurt...

Adieu!... (Regardant Georges.) Adieu) (Bile va pour sortir.)

MADAME BERTIN, arrivant de la deuxième porte de droite, accompagnée do Jeanne, arrête madame Aubert an passage.

Commentl nous quitteriez-vous, madame! ahljele regretterais.

JEANNE, avec bonbenr.

Georges! Ahl (Elle va h son pèro.)

MADAME BERTIN, continuant.

Je vous ai fait un pauvre accueil, là, tout à l’heure, je souffrais tant 1

Madame !

MADAME BERTIN

Mais, ma migraine a disparu, c’est à n’y rien comprendre.

MADAME G R I O I S, b paît.

En voilà du fruit nouveau 1

MADAME B F.RTIN.

Bonsoir, messieurs.

LE MARQUIS, s’avançant.

Madame ! , ;

BERTIN, s'avançant vers le marquis, et à demi-voix.

Monsieur le marquis, je suis chef de famille, et ce qui se passe chez moi n’est point ordinaire. Quelle fin peut avoir ceci ? Il ne faut pas que la tranquillité de ma famille soit compromise, et la dignité de chacun doit être sauvée.

LE MARQUIS

Mes amis, hier, je vous eusse demandé la main de Jeanne pour le comte Armand de Saint-Géry, me l’auriez-vous accordée ?

BERTIN

Oui, monsieur le marquis. (Mouvement d’effroi cbei les jeunes gens.)

MADAME AUBEHT

LE MARQUIS

Je vous suis reconnaissant du prix que vous attachez à mon alliance. Aujourd’hui, monsieur Berlin, j’ai l’honneur de vous demander votre fille en mariage pour mon second fils, Georges de Saint-Géry, que je reconnais comme tel et que je suis bien heureux de pouvoir VOUS présenter. (Surprise et joie de Georges.) ARMAND, bas au marquis, après un instant d'étonnement.

Bien, mon père ! /

LE MARQUIS

M’accordez-vous ma demande ?

BERTIN

Oui, monsieur le marquis.

JEANNE, venant è lui.

Ohl merci 1

GEORGES, allant à madame Aubert, bas et arec expression.

Ma mère! je ne veux pas de surprise! il faut qu’on sache!

MADAME AUBERT, bas à Georges, et avec résolution.

Tu as dit que tu m’obéirais! Accepte... A'oilà ta famille. Je le veux.

MADAME BERTIN, venant prendre Georges par la main et le conduisant

vers sa fille.

Mon fils!...

MADAME AUBERT, & part, et prêle à gagner le fond.

AUI que les honnêtes femmes sont heureuses!

(Tableau. — Le rideau baisse.)

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